Culte du 04 octobre 2020

La grâce et la paix vous sont données de la part de Dieu le  Père, de Jésus son Fils et de l’Esprit Saint. 

Prière

Mon Dieu, nous te cherchons. Par la bouche de Jésus, tu as  dit : “ Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au  milieu d’eux ”. Viens au milieu de nous au nom de ta promesse,  toi qui es vivant pour l’éternité. Nous te demandons d’être  présent ici et maintenant, en nous et entre nous. 

Amen 

Cantique 157 Jésus est au milieu de nous 

https://www.youtube.com/watch?v=Aty3RKJrZz0

Louange : Psaume 23 

L’Eternel est mon berger : Je ne manquerai de rien. Il me fait  prendre du repos dans des pâturages bien verts, il me dirige  près d’une eau paisible. Il me redonne des forces, il me conduit  dans les sentiers de la justice à cause de son nom.  

Même quand je marche dans la sombre vallée de la mort, je ne  redoute aucun mal car tu es avec moi.  

Ta conduite et ton appui : voilà ce qui me réconforte.  

Tu dresses une table devant moi, en face de mes adversaires;  tu verses de l’huile sur ma tête et tu fais déborder ma coupe.  Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de  ma vie et je reviendrai dans la maison de l’Eternel jusqu’à la fin  de mes jours. Amen  

PRIERE :  

Seigneur mon Dieu, je remets entre tes mains ce culte, cette  journée, cette semaine ainsi que ma vie entière. Rends-moi  capable de recevoir ton pardon et capable de pardonner à ceux  qui m’ont fait du mal. 

Dépose en moi ta tendresse. Concentre mon regard sur ton  Fils, crucifié et ressuscité. 

Amen.

PAROLES DE GRACE

Dieu notre Père a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son  fils unique, afin que toute personne qui croit en lui ne meurt  pas, mais qu’il ait la vie éternelle. 

Forts de cet amour inconditionnel de Dieu envers chacun, nous  voulons avancer un jour à la fois, un pas à la fois, sachant qu’Il  est à nos côtés à chaque instant et événement de notre vie. 

Cantique 454 Merci d’un cœur reconnaissant https://www.youtube.com/watch?v=d2NQrA8fSdw 

Lecture biblique : Romains 14 : 1-19  

1 Faites accueil à celui qui est faible dans la foi, et ne discutez  pas sur les opinions. 2 Tel croit pouvoir manger de tout : tel  autre, qui est faible, ne mange que des légumes. 3 Que celui  qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que  celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu  l’a accueilli. 4 Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui ? S’il  se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son maître. Mais il  se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l’affermir. 

5 Tel fait une distinction entre les jours; tel autre les estime  tous égaux. Que chacun ait en son esprit une pleine conviction.  6 Celui qui distingue entre les jours agit ainsi pour le Seigneur.  Celui qui mange, c’est pour le Seigneur qu’il mange, car il rend  grâces à Dieu; celui qui ne mange pas, c’est pour le Seigneur  qu’il ne mange pas, et il rend grâces à Dieu. 7 En effet, nul de  nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour lui-même. 8  Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; et si nous  mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous  vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur. 9  Car Christ est mort et il a vécu, afin de dominer sur les morts  et sur les vivants. 10 Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère ? ou  toi, pourquoi méprises-tu ton frère ? puisque nous  comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu. 11 Car il est  écrit : Je suis vivant, dit le Seigneur, Tout genou fléchira  devant moi, Et toute langue donnera gloire à Dieu. 12 Ainsi  chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même. 13 Ne  nous jugeons donc plus les uns les autres; mais pensez plutôt à  ne rien faire qui soit pour votre frère une pierre d’achoppement  ou une occasion de chute. 

14 Je sais et je suis persuadé par le Seigneur Jésus que rien  n’est impur en soi, et qu’une chose n’est impure que pour celui  qui la croit impure. 15 Mais si, pour un aliment, ton frère est  attristé, tu ne marches plus selon l’amour : ne cause pas, par  ton aliment, la perte de celui pour lequel Christ est mort. 16  Que votre privilège ne soit pas un sujet de calomnie. 17 Car le  royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la  justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit. 18 Celui qui sert  Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des  hommes. 19 Ainsi donc, recherchons ce qui contribue à la paix  et à l’édification mutuelle. 

Prédication :  

Nous sommes vers la fin des années 50. Paul approche des 60  ans, c’est à dire que la plus grande partie de son ministère  d’apôtre et de fondateur de communautés est derrière lui. Le  Proche-Orient, il l’a visité, arpenté à plusieurs reprises. Il est  repassé par certaines communautés qu’il avait fondées. Et  maintenant, il se fixe un nouveau projet : Aller à Rome, la  capitale de l’Empire et si Dieu le permet, aller plus loin encore, 

jusqu’au bout du monde occidental connu d’alors, à savoir  l’Espagne. 

Cependant, à Rome, il y a déjà une présence chrétienne, il y a  déjà quelqu’un qui a fondé ces églises. La thèse de l’apôtre  Pierre qui, dans les années 40, serait allé à Rome n’est  défendue que par l’Eglise Catholique Romaine et cela sans  véritable fondement historique. 

Aujourd’hui, on pense plutôt que l’Eglise de Rome a été fondée  par des anonymes juifs romains qui se sont convertis au  christianisme lors d’un pèlerinage à Jérusalem et qui en  retournant chez eux à Rome, répandirent la foi chrétienne  parmi la population, d’abord les résidents juifs, ensuite les  païens. Ce qui ne manquera pas de susciter des tensions. Parmi  les juifs d’abord puisque l’historien Flavius Joseph rapporte que  l’empereur Claude chassa les juifs de Rome, parce qu’ils se  disputaient au sujet d’un certain Chrestus (Actes 18 : 1-2,  confirmerait les dires de l’historien). 

On peut penser que Paul écrit cette lettre aux Romains à un  moment de sa vie où il fait le bilan de sa prédication, des  débats qui ont traversé les églises qu’il a fondées. Cette lettre 

aux Romains serait ainsi le fruit de ses expériences  missionnaires. 

Mais pas uniquement. En effet, les derniers chapitres  concernent des coutumes et pratiques culturelles. Une question  divise les chrétiens de Rome : Peut-on manger des viandes qui  ont été abattues selon des rites païens ? 

Pour certains, probablement des chrétiens d’origine païenne, la  réponse est oui. Pour d’autres, probablement des chrétiens  d’origine juive, la réponse est non, parce qu’on participe aux  cultes idolâtres. 

En effet, toute viande au moment de l’abattage faisait l’objet  d’un rite de consécration aux divinités païennes. Consommer  une telle viande aurait-elle une influence sur nous, croyants ?  Ne serait-ce pas une porte ouverte aux puissances du malin ?  

La communauté se divise sur ce sujet, les uns refusant donc de  manger de cette viande et jugeant ceux qui la mangent,  d’autres n’y voyant là aucun problème. Ce conflit divise la  communauté en « faibles » et en « forts », entre ceux qui – 

chacun de son côté – pensent avoir la juste attitude.  Paul écrira que toute pratique n’est ni bonne ni mauvaise en  soit pourvu que l’on respecte deux conditions : Ne pas choquer 

et ne pas juger. Remarquez que Paul ne tranche pas vraiment  la question en disant qui a tort ou qui a raison. Il parle de  conscience personnelle, de conviction personnelle, mais  surtout, il parle de Dieu : Dieu est accueil (v.14), le Seigneur a  le pouvoir de d’affermir (v.4). Dans les v 6-8, à cinq reprises il  est écrit « pour le Seigneur ». Dieu et Jésus-Christ étant mis au  cœur de la pensée et des actions, Paul dit que ce qui est  agréable à Dieu, ce n’est pas de savoir si telle ou telle chose est  bonne ou mauvaise. Ce qui est important devant le Seigneur  (et donc devant mes frères et sœurs), c’est de penser, de  parler et d’agir avec les critères du Royaume mentionnés aux v  17-18 « Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le  boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit. Celui  qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et  approuvé des hommes ». Comment donc servir le Christ dans  la justice, dans la paix et dans la joie ? C’est simple pense  l’apôtre : En ne cherchant pas à choquer ni à juger.  

Pour nous, chrétiens du XXIe siècle, ces questions alimentaires  nous semblent d’un autre temps. Et c’est vrai, on ne discute  plus trop si un chrétien peut manger du boudin noir, manger  certains mollusques, etc. 

Pourtant, ce qui se perpétue depuis toujours, ce sont les  jugements et les divisions.  

Si tu fais telle ou telle chose, c’est que tu n’es pas vraiment  chrétien, si tu as telle vie, si tu penses telle chose, tu n’es pas  chrétien. 

Pour l’apôtre Paul, si Dieu accueille, avons-nous la prétention  d’être plus grand que Dieu en refusant d’accueillir ? Et vous  savez, les refus d’accueillir, c’est comme un arc en ciel, il y en a  de toutes les couleurs : Des paroles directes au repli sur soi  quand on n’est pas d’accord en passant par la rupture de la  communion. Or, je le répète, Paul écrit que la solution  spirituelle à tout débat théologique et éthique (comportement) 

se trouve dans la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit. Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et  approuvé des hommes. 

Pas de jugements donc, mais pas d’irrespect non plus. Paul dira  que, pour des raisons spirituelles, il est important de respecter la sensibilité des uns et des autres. Ce qui doit  primer, c’est l’accueil mutuel. Et cet accueil a un prix : Et Paul  le dira pour une autre communauté qui rencontre aussi ce type  de difficultés : « Tout est permis… mais tout n’est pas utile ; 

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tout m’est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que  ce soit » (1 Corinthiens 6 : 12) 

Ici, dans notre texte (Romains 14), Paul écrit que la liberté ne  signifie pas automatiquement faire comme on le souhaite.  La liberté ne peut pas être vide de relation et égoïste. C’est  Dieu qui nous rend libres. Jamais nous ne possédons tout seul  cette liberté. Notre liberté ne passe pas au-dessus de l’amour et du respect de l’autre.  

Elle ne nous place pas en position supérieure à l’autre, elle  nous appelle à ne pas juger et à aimer l’autre dans sa  différence – et donc à rester en position d’apprentissage :  apprendre à aimer, apprendre la justice, apprendre la paix et  apprendre la joie, par le Saint-Esprit 

Amen.  

Annonces  

Offrande 

Voici venu le moment de l’offrande. L’offrande est une partie essentielle de  culte parce que rendre un culte à Dieu, ce n’est pas seulement prier, écouter  ou communier, c’est aussi s’engager, c’est aussi donner soi-même. La grâce, 

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c’est aussi répondre à cette grâce. Donc, le don est cette manière active avec  laquelle nous participons au culte et avec laquelle nous répondons à la grâce. 

Vous trouverez ci-dessous toutes les modalités pour pouvoir effectuer votre  don : 

1. un ordre permanent (ce qui est le plus simple pour notre trésorier.) 2. Un versement sur le compte 

3. Prévoir une enveloppe dans laquelle vous mettez chaque semaine votre  offrande afin que vous puissiez la déposer quand nous pourrons recommencer  nos cultes. 

Pour rappel le numéro de compte est le suivant: Eglise protestante BE32 0016  6002 9102 

BENEDICTION : Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion du Saint-Esprit soient  avec nous tous. 

Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Qu’il fasse rayonner  sur toi son visage, et t’accorde sa grâce! Qu’il porte sur toi son  regard et te donne la paix! 

Héritage : En Jésus seul 

daniel laenen

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