Culte du 18 octobre 2020

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Frères et sœurs, soyez les bienvenus dans cette maison de prière ! Notre culte est infiniment précieux : Il nous permettra de renouveler nos forces spirituelles, de nourrir notre espérance et de poursuivre alors notre chemin avec notre Seigneur Jésus-Christ.

Il est infiniment précieux aussi parce qu’il nous rappelle que notre nom est inscrit dans le cœur de Dieu : Nous nous souvenons que Dieu nous attend pour la fête de son fils.

Prière :

Seigneur, il y a derrière nous une semaine remplie de joies et de peines, d’espoirs et de déceptions, de choses belles et de choses tristes. 

Seigneur, libère-nous des charges accumulées sur nos épaules.

Aujourd’hui, nous pouvons nous asseoir et nous reposer pour puiser de nouvelles forces pour les tâches qui nous attendent.

Donne-nous des forces nouvelles, par l’amour de ton Fils Jésus, le Christ. Amen

Chant 647 Que ces lieux soient visités 

Psaume 23 : Le Seigneur est mon berger ! Je ne manquerai de rien. Il me laisse reposer  sur des régions verdoyantes.

Il me conduit sûrement tout au long des eaux tranquilles.  Il restaure la santé et les forces de mon âme.

Et pour l’honneur de son nom, Il me mène pas à pas dans le bon chemin.

Quand je devrais traverser La vallée obscure où plane l’ombre de la mort, Je ne craindrai aucun mal.

Car tu seras tout près de moi, Ton bâton me guidera, ta houlette de berger me rassurera !

Pour moi, tu dresses une table au vu de mes ennemis, tu oins de parfums ma tête Et ma coupe est débordante.  Oui, le bonheur et la grâce me suivront ma vie durant et je pourrai demeurer dans la maison du Seigneur jusqu’à la fin de mes jours.

Histoire : Apprécier ce que l’on a !

Un jour, un homme très riche emmène son fils à la campagne pour lui montrer comment vivent les gens pauvres. Ils logent quelques jours dans la ferme d’une famille qui n’a pas grand chose à leur offrir : A peine un lit et une nourriture simple mais suffisante : Pas de frites, pas de coca, pas de chips, pas de bonbons. Tout cela n’existe pas dans cette ferme. Pas de smartphone non plus ni internet ni jeux vidéos.

Au retour, le père demande à son fils  » as-tu aimé ton séjour ? « 

 » C’était fantastique, papa ! « 

« As-tu vu comment les gens pauvres vivent?  » demande encore le père.

« Ah oui!  » Répond le fils

 » Alors qu’as-tu appris? »

Le fils lui répond  » J’ai vu que nous n’avions qu’un chien alors qu’ils en ont quatre.

Nous avons une piscine qui fait la moitié du jardin et ils ont une grande crique.

Nous avons des lanternes dans notre jardin et eux ont des étoiles partout dans le ciel.

Nous avons une immense galerie à l’avant et eux ont l’horizon.
Nous avons un domaine mais eux ont des champs à perte de vue.
Nous avons des serviteurs alors qu’eux servent les autres.

Nous achetons nos denrées et eux les cultivent.

Nous avons des murs autour de la propriété pour nous protéger. Eux ont des amis qui les protègent. 

Le père en resta muet.

Le fils rajouta:  » Merci Papa de m’avoir montré tout ce que nous avons et tout ce que nous n’avons pas « .

Moralité de cette histoire : Trop souvent nous oublions ce que nous avons et nous nous plaignons de ce que nous n’avons pas.

Mais, ce matin, si on se demandait ce qui arriverait si nous avions de la gratitude pour tout ce que nous avons au lieu de nous plaindre trop souvent ?

Chants 454 Merci d’un cœur reconnaissant

Confessions de foi :  

Pour proclamer sa foi, généralement le jour de son baptême ou de la confirmation de son baptême, le protestant dit simplement « Jésus-Christ est le Seigneur ». Telle est, depuis les origines, la confession de foi de l’Église universelle. 

Au cours des siècles, l’Église a éprouvé le besoin de définir sa foi par des « confessions » (en latin credo = je crois).

En voici deux exemples, aux deux extrémités de l’histoire de l’Eglise. 

Le symbole des apôtres est une des plus anciennes (3ème siècle). Elle est commune aux catholiques, aux orthodoxes et aux protestants. La voici :

Je crois en Dieu, le Père tout puissant, créateur du ciel et de la terre.

Je crois en Jésus-Christ son fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint Esprit, et qui est né de la vierge Marie

Il a souffert sous Ponce-Pilate, il a été crucifié, il est mort, il a été enseveli, il est descendu aux enfers.

Le troisième jour, il est ressuscité des morts.

Il est monté au ciel, il siège à la droite de Dieu le Père Tout-Puissant

Il viendra de là pour juger les vivants et les morts.

Je crois en l’Esprit Saint.

Je crois en la Sainte Eglise universelle, la communion des saints, la rémission des péchés, la résurrection de la chair et la vie éternelle. Amen

Voici une confession de foi moderne, élaborée au sein de l’Eglise Protestante Unie de France, dans la deuxième moitié du XXe siècle et qui actualise le contenu de la foi chrétienne :

Nous croyons en Dieu. 

Malgré son silence et son secret nous croyons qu’Il est vivant.

Malgré le mal et la souffrance, nous croyons qu’Il a fait le monde pour le bonheur et pour la vie. Malgré les limites de notre raison et les révoltes de notre cœur, nous croyons en Dieu. 

Nous croyons en Jésus-Christ. 

Malgré les siècles qui nous séparent de Lui, nous croyons en sa parole. Malgré sa faiblesse et sa pauvreté, nous croyons que sa

mort est notre vie. Malgré nos incompréhensions et nos refus nous croyons en sa résurrection. 

Nous croyons en l’Esprit Saint.

Malgré les apparences, nous croyons qu’Il conduit l’Eglise. 

Malgré la mort, nous croyons en la résurrection, malgré l’ignorance et l’incrédulité, nous croyons que le royaume de Dieu est pour tous les hommes.

Amen

Petit commentaire : 

Le psaume 23 est probablement le psaume le plus lu, probablement parce qu’il est imprégné de douceur et qu’il apporte un grand réconfort devant des situations les plus douloureuses.

Il est d’ailleurs fréquemment le plus lu lors des funérailles.

Le contexte de la rédaction de ce psaume est difficile à déterminer : Certains pensent qu’il s’agit d’un moment difficile du règne de David, peut-être au moment où David fuit devant Absalom.

Quoi qu’il en soit, c’est une expression de confiance pour cette vie et celle à venir. Dans les vicissitudes de l’existence, Dieu se présente comme celui qui ultimement nous conduira à bon port.

Moment de prière 

Me voici devant toi, Seigneur.

Ma prière est comme un espace clos, mystérieux et secret où tout se tamise.

C’est un moment de silence dans le cours de mes pensées.

Un temps d’arrêt dans le mouvement de mes sentiments : Il y a de l’amour, du découragement, de la solitude.

Je ferme les yeux pour mieux les ouvrir sur les autres et sur moi-même.

Je cherche un peu de lumière sur ce qui m’inquiète et me fait de l’ombre.

A un détour de ce cheminement intérieur (il ressemble parfois à un labyrinthe) de façon imprévue, tu es devant moi.

Avec patience et sagesse, tu me montres l’issue possible, une autre façon de penser, un ailleurs insoupçonné.

Tu tiens compte de ma faiblesse, de mes petits pas, de mon indécision, de mes erreurs. Quand j’hésite, tu vas jusqu’à approuver mes choix.

Comme tu es bon d’avoir pris l’initiative d’être venu à ce rendez-vous, alors que je n’osais croire que tu viendrais !

Ma prière devient délivrance et moment de paix !  Loué sois-tu, Seigneur ! Amen 

Chant 354 Mon seul abri, c’est toi 

Ephésiens 4 : 22-32

22 Il s’agit de vous défaire de votre conduite d’autrefois, c’est-à-dire de l’homme ancien corrompu par les convoitises qui l’entraînent dans l’erreur.

23 Laissez-vous renouveler par la transformation spirituelle de votre pensée.

24 Revêtez-vous de l’homme nouveau, créé, selon Dieu, dans la justice et la sainteté conformes à la vérité.

25 Débarrassez-vous donc du mensonge, et dites la vérité, chacun à son prochain, parce que nous sommes membres les uns des autres.

26 Si vous êtes en colère, ne tombez pas dans le péché ; que le soleil ne se couche pas sur votre colère.

27 Ne donnez pas prise au diable.

28 Que le voleur cesse de voler ; qu’il prenne plutôt la peine de travailler honnêtement de ses mains, afin d’avoir de quoi partager avec celui qui est dans le besoin.

29 Aucune parole mauvaise ne doit sortir de votre bouche ; mais, s’il en est besoin, que ce soit une parole bonne et constructive, profitable à ceux qui vous écoutent.

30 N’attristez pas le Saint Esprit de Dieu, qui vous a marqués de son sceau en vue du jour de votre délivrance.

31 Amertume, irritation, colère, éclats de voix ou insultes, tout cela doit être éliminé de votre vie, ainsi que toute espèce de méchanceté.

32 Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse. Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ.

Frères et sœurs, je dois programmer des travaux de rénovation à la maison. En toute logique, je me suis adressé à plusieurs entrepreneurs qui m’ont remis leur devis. A chaque fois, je posais la question : Combien de temps puis-je espérer être tranquille avec ces travaux ? La plupart promettaient un temps indéterminé. C’était donc parfait. 

Oui, mais, le 1er entrepreneur aussi m’a affirmé que ses travaux dureraient une période indéterminée. Cependant, après 13 années, ce qui m’avait été promis ne s’est pas réalisé : Il faut tout remplacer.

Alors, j’ai posé une deuxième question aux entrepreneurs : A votre avis, faire ce type de travaux (sans dire que c’était un entrepreneur concurrent qui me l’avait proposé), combien de temps vont-ils me laisser tranquille ? 

Oh, 10 ans seulement, 20 ans maximum.

Bref, au bout de ce processus de questionnement, je me suis rendu compte qu’une seule chose était sûre : Ce que je dois payer pour les travaux, je devrai les payer jusqu’au dernier centime, tout le reste, c’est à l’usage que je verrai combien de temps cela va durer.

En est-il de même avec notre vie de foi ? Et parce que la foi fait partie du quotidien, en est-il de même avec ma vie de tous les jours ? Qu’est-ce qui est solide dans ma foi ? Qu’est-ce qui peut subsister dans ma foi ?

Jésus a parlé de la maison bâtie sur le roc : Pour lui, c’est écouter et mettre en pratique ses enseignements qui donnent un sens à notre foi et la rendent solide. Il y a certes la vie d’après, mais ici et maintenant, c’est quoi entendre et mettre en pratique la parole de Jésus ?

Paul lui aussi compare souvent la vie chrétienne et la vie communautaire à un édifice, à un bâtiment, en Corinthiens notamment. Dans notre épître aux Ephésiens, il écrit au chapitre 2, verset 10 « C’est Dieu qui nous a faits, il nous a créés dans le Christ Jésus, en vue de la réalisation d’œuvres bonnes qu’il a préparées d’avance pour que nous les pratiquions » et plus loin, aux versets 20 à 22 « 20 car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire, c’est le Christ Jésus lui-même.

21 En lui, toute la construction s’élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur.

22 En lui, vous êtes, vous aussi, les éléments d’une même construction

pour devenir une demeure de Dieu par l’Esprit Saint ».

Notre vie, c’est comme pour des travaux de rénovation : Il y a une partie qui doit être démolie pour être reconstruite d’une autre façon, avec d’autres matériaux et une partie qui peut être reconstruite à partir des éléments déjà existants, pour embellir ou pour solidifier ce qui existe déjà.

Il y a donc deux mouvements complémentaires dans la vie de foi : un mouvement qui dit stop et un mouvement qui dit continue.

Un mouvement qui dit « Cesse avec certaines pratiques et évolue avec d’autres » : « 22 Il s’agit de vous défaire de votre conduite d’autrefois, c’est-à-dire de l’homme ancien corrompu par les convoitises qui l’entraînent dans l’erreur.

23 Laissez-vous renouveler par la transformation spirituelle de votre pensée.

24 Revêtez-vous de l’homme nouveau, créé, selon Dieu, dans la justice et la sainteté conformes à la vérité ».

L’envie de s’approprier les biens d’autrui, c’est un stop catégorique. Renouveler, faire évoluer sa mentalité et ses pensées, c’est un processus pour Paul.

En termes bibliques, le stop, la rupture s’appelle la conversion et l’évolution s’appelle la sanctification.

Tous deux partent d’un grand principe, c’est Dieu et son action qui se trouvent à la base de la conversion et de la sanctification et pas nous. 

Comment y répondre alors ?

Paul y répond par une nécessité : La confiance en Dieu, la foi en Dieu qui nous rassure, qui nous aide et qui collabore activement. Dieu est amour et cet amour nous rassure et nous donne confiance. Notre évolution ne part pas du principe qu’il faut encore faire des choses et supprimer d’autres, mais elle part du principe que le Seigneur est avec nous et que c’est notre confiance en cet amour qui sera le moteur de notre évolution. Nous disons au Seigneur « Je t’aime et je veux te servir, parce que c’est toi qui m’as aimé en premier et que ton amour envers nous ne se tariras jamais »

Forts de cette conviction, dans notre passage, Paul écrira qu’il y a deux domaines où nous sommes appelés à évoluer : 

  • Le domaine de la prise de parole (apprendre à parler en vérité, sans vouloir tromper, v 25), ne pas utiliser des paroles destinées à briser l’autre, mais utiliser sa bouche pour exhorter, bénir, encourager (v. 29). 
  • Le domaine de la pensée : Nourrir ses pensées de générosité, de bonté et de pardon.

Ces deux domaines où l’enfant de Dieu peut évoluer, ne sont pas l’apanage du christianisme. Par exemple, dans la société dans laquelle Paul vivait, l’idéal de paroles et de pensées revêtait la forme de trois conditions avant d’ouvrir sa bouche : 

  1. Est-ce vrai ? Ce qui tu dis, est-ce vrai ou une rumeur ou une médisance ou une calomnie ?
  2. La bonté : Ce que tu t’apprêtes à dire, est-il imprégné de bonté ?
  3. L’utilité : Ce que tu t’apprêtes à dire sera-t-il utile ou préjudiciable à celui qui t’entendra ?

Paul, qui était imprégné à la fois de la culture hébraïque et grecque, ne pouvait pas ignorer ces trois conditions préconisées par le philosophe Socrate : Parler vrai, avec bonté et pour l’avancement de l’autre.

En tant que chrétiens qui nous nous référons à la vie et à l’œuvre du Seigneur Jésus-Christ, ces trois conditions sont un minimum et non le sommet de la sagesse. C’est pourquoi, Paul invite à reconsidérer et à renouveler notre façon de parler et de penser afin de construire en Jésus-Christ, une vie basée sur la vérité, la bonté et l’utilité. N’est-ce pas un superbe programme de rénovation et d’embellissement de notre vie chrétienne ?

Amen.

232 C’est vers toi que je me tourne

Annonces

Intercession : Merci, Père céleste, de nous donner chaque semaine un dimanche, un jour à part, privilégié, pour vivre ensemble la rencontre avec Jésus ressuscité.

Par le Saint Esprit, tu nous accordes la grâce de le reconnaître, d’entendre sa parole de vie, de recevoir sa paix.

Père, je te loue pour l’Eglise dont tu m’as fait membre, pour la paroisse où, avec mes frères et sœurs, tu nous offres le mystère de ta communion. 

Bénis-nous, ainsi que les absents et aide-nous à partager la Bonne Nouvelle, parmi nous et dans la cité. 

Que ton souffle saint éclaire et prolonge ces instants de communion avec ton Fils.

Que chaque journée de la semaine en soit éclairée, dans nos familles, dans notre travail, dans nos engagements divers. Ainsi, toutes nos rencontres seront porteuses de vie.       Amen

Bénédiction

Enfin, frères, nourrissez vos pensées de tout ce qui est vrai, noble, juste, pur, digne d’amour ou d’approbation, de tout ce qui mérite respect et louange. 

Mettez cela en pratique. Alors le Dieu qui donne la paix sera avec vous.

Que la grâce et la paix de Dieu soient sur vous. Amen

Chant 788 Lumière du monde

daniel laenen

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