CULTE DU 8 NOVEMBRE 2020

Seigneur ; 

Plus que jamais en ces temps troublés, nous nous tournons vers Toi pour rechercher ton réconfort et ton amour. 

Plus que jamais nous comprenons que tu nous offres ce temps béni pour que nous puissions nous nourrir de ta Parole, trouver sens aux épreuves que nous traversons et ressentir ta bienveillance paternelle.

Pour ces cadeaux infinis, pour ces bénédictions, nous te remercions du plus profond de notre cœur. 

A vous tous et toutes qui parcourez par la lecture ce culte, qui vous immergez dans ce moment de communion spirituelle, grâce et paix de la part de Dieu notre Père et de Jésus-Christ notre Sauveur. 

Amen.

Réflexion.

Ce matin, lorsque je me suis éveillé, alors que j’étais encore étendu sur mon lit, mes pensées se sont tournées presque instinctivement vers la communauté, vers ceux et celles qui nous ont quittés, vers cette souffrance engendrée, vers l’inquiétude légitime que nous avons tous d’être atteints dans notre intégrité physique, puis les informations diffusées par mon réveil radio m’ont sorti de mes premières pensées matinales.

Les attentats à Vienne, l’élection Présidentielle aux USA sous le signe de la violence intellectuelle, de la peur et de l’agressivité, les hôpitaux saturés et les services covid qui menacent de devoir opérer un tri dans les patients, les manifestations contre le confinement, les critiques de la population vis à vis des institutions mais aussi entre ceux qui « respectent » et ceux qui ne « respectent pas »… 

Assez ! J’éteins la radio, retour dans mon lit et dans mes pensées … 

Il y a ces fêtes de Noël qui seront sans doute tristes sans nos proches et puis il y a ce complotisme et ces désinformations toxiques qui dégoulinent sur nos pages Facebook …. 

Il est temps de ne plus réfléchir, surtout ne plus réfléchir à tout cela… Il est temps de se lever mais les dégâts causés par cette marée d’informations négatives ont déjà fait leur œuvre… 

Je suis sûr que vous aussi, vous avez été soumis à cette pression dès les premiers moments du matin. 

Aucune envie de sourire, juste la sensation d’être un brin de paille emporté par le tourbillon de la folie et de la déraison humaine. . 

Comment, dès lors, pouvoir s’immerger dans le thème du culte de ce jour proposé par l’UEPAL : «  LA PAIX DE DIEU » ?

La paix, cela raisonne en moi comme un vieux souvenir poussiéreux, il n’y a plus de paix, il n’y a plus de sérénité en ces moments de doutes et de douleurs. 

Alors comment s’immerger dans ce verset de Matthieu 5 : 9 ?  

Les écritures nous disent « Heureux ceux qui font œuvre de paix, ils seront appelés fils de Dieu » 

En respirant profondément et en me concentrant sur ce verset, je sens pourtant revenir un apaisement bienveillant, je sens mon stress doucement diminuer et ma réflexion s’élargir aux enseignements bibliques.

Je me rends compte que je m’étais bien éloigné de cette notion de fils de Dieu et de paix tellement salutaire tant j’étais révolté ( pour ne pas dire révulsé ) chaque jour par des déclarations, des comportements et des égoïsmes incompréhensibles.  

Sans m‘en rendre compte, mon système de pensée était devenu binaire, il y a « eux » et il y a « nous » !

Le fait de rencontrer l’humanité de ceux que nous ne comprenons pas, de ceux que nous commençons à rejeter ou à haïr est une véritable confrontation et une véritable bataille spirituelle. 

Pourtant je suis sûr que chaque personne que j’ai critiquée cette semaine ressent aussi l’amour, la perte, le chagrin et la joie, tout comme moi. 

Cependant, je dois aussi me rendre compte que la perception de nos différences reprennent directement le dessus.

Ce danger bien humain qui nous pousse à rejeter l’autre n’est pas anodin, il est un sujet de préoccupation principal de Dieu. 

D’ailleurs l’égalité sans compromis nous est révélée dans les Écritures et nous encourage à le constater. 

Lorsque nous commençons à nous sentir meilleurs, en quelque sorte, que les autres, la Bible nous ramène à l’ordre : « Car il n’y a pas de distinction : tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » ( Romain 3.22 ). 

C’est ici que l’on constate la limite de notre réflexion personnelle et que nous avons besoin de notre Seigneur et de ses enseignements bouleversants pour briser notre schéma de pensée destructeur. 

Cette fameuse pensée qui place les êtres humains dans un moule à une seule dimension avec le fameux : il y a  « nous » et il y a « eux ».

Jésus Christ a tellement aimé chacun d’entre nous – ( ce qui inclus chaque être humain auquel nous nous croyons supérieurs, chaque personne que nous méprisons ) – qu’il a donné sa propre vie pour nous sauver.

Pour nous sauver tous ! 

Quelle leçon qui nous remet à notre place ! 

Plus que jamais, il me semble que Jésus nous dit aujourd’hui : tu as appris que tu as été créé à l’image de Dieu et chaque être humain, peu importe qui il est ou ce qu’il a fait, a été créé à cette image. 

A ce titre, il jouit d’une revendication identique à toi sur la grâce de notre créateur. 

« Dieu fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes » (Matthieu. 5.45).

Tu peux ne pas apprécier ce que tu vois ou ce que tu entends, mais, au nom de cette ressemblance, au nom de cette image de Dieu, ne laisse pas ton coeur se désespérer, ne laisse pas le rejet ou la haine prendre possession de toi !

C’est le moment ou jamais de te tourner vers moi, vers mon enseignement, vers ma lumière rayonnante de bonté et d’amour. 

Je vous propose de prendre un temps de réflexion pour que nos pensées se connectent à Christ, à son enseignement bouleversant ainsi qu’à tous ceux parmi nous qui luttent, qui ont soif d’espoir et d’amour. 

« Je vous donne un commandement nouveau, a dit Jésus : Aimez-vous les uns les autres » (Jean 13.34).

Prière

Seigneur, notre Père aimant et bien aimé, donne-nous la force en ce jour de ne pas nous laisser submerger par la noirceur de certaines de nos pensées mais fais couler en nous ton enseignement, ta sérénité et ta paix.

Plus que jamais nous avons besoin de Toi, de ton amour bienveillant afin de rester des fils et des filles de Dieu que tu as faits à ton image. 

C’est au nom de ton fils Jésus Christ que nous t’adressons cette prière

Amen. 

Louange : lecture du psaume 85 versets 9 à 14.

9 J’écouterai ce que dit Dieu, l’Éternel; Car il parle de paix à son peuple et à ses fidèles, Pourvu qu’ils ne retombent pas dans la folie. 

10 Oui, son salut est près de ceux qui le craignent, Afin que la gloire habite dans notre pays. 

11 La bonté et la fidélité se rencontrent, La justice et la paix s’embrassent; 

12 La fidélité germe de la terre, Et la justice regarde du haut des cieux. 

13 L’Éternel aussi accordera le bonheur, Et notre terre donnera ses fruits. 

14 La justice marchera devant lui, Et imprimera ses pas sur le chemin.

Je vous propose de prendre un moment d’inspiration, de jouir d’un moment musical en complément de ce psaume 85 pour prolonger notre Louange avec « Quand s’éveilleront nos cœurs ». 

Lecture biblique : Luc 16 : 1-8

01 Jésus disait encore aux disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.

02 Il le convoqua et lui dit : “Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.”

03 Le gérant se dit en lui-même : “Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte.

04 Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.”

05 Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?”

06 Il répondit : “Cent barils d’huile.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.”

07 Puis il demanda à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” Il répondit : “Cent sacs de blé.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu, écris quatre-vingts.”

08 Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière.

Prédication : 

Parabole étonnante, surprenant, destinée à choquer et il y a de quoi nous choquer puisqu’à première vue, Jésus semble faire l’éloge de la tromperie, de la roublardise au dépend de l’honnêteté et de la droiture plus conformes à notre vision de la foi chrétienne.

Ne nous offusquons pas trop vite, parce qu’il existe tant de choses qui à première réaction sont offusquantes, par exemple, si Dieu est Tout-Puissant, pourquoi permet-il le mal ? Si Dieu est amour, pourquoi permet-il la souffrance ? Ce sont des paradoxes qui traversent nos existences, au même titre que la demande (l’exigence) d’un enfant d’être protégé de toute épreuve par ses parents.

Ainsi donc, Jésus nous parle d’un gérant qui dilapide les biens de son maître. Comment ? Le texte ne nous le dit pas ? Peut-être en dépensant les biens qui lui sont confiés, comme un fainéant qui puise dans la caisse sans faire aucun effort pour renflouer cette même caisse. Peut-être comme un gérant qui fait de mauvais choix, de mauvais placements ? Ou peut-être encore, c’est un gérant qui fait son possible (sans pouvoir toujours atteindre ses objectifs) mais qui est menacé, piégé, diffamé par des personnes (ses collègues, ses voisins ?). Nous pourrions le penser si nous considerons que la racine du verbe dénoncer est la même racine qui a donné le mot diable. Il serait alors victime d’un plan malveillant.

Quoiqu’il en soit, il est dans une fâcheuse posture parce qu’il doit rendre des comptes à son maître et il cherche à se tirer de ce mauvais pas. Et nous sommes surpris (choqué) qu’au verset 8, Jésus décrit un maître (Dieu) admiratif de la manœuvre que le gérant a imaginé et réalisé pour présenter un bilan financier positif au maître.

Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête (littéralement le gérant de l’injustice) car il avait agi avec sagesse (de façon sensée) ; en effet, les fils de ce monde sont plus sages (plus sensés) entre eux que les fils de la lumière. 

Le premier choc, la première surprise passés, une question fondamentale se pose : Qu’est-ce qui est louable par le maître ? La malhonnêteté ou la sagesse du gérant ? Il semblerait que c’est la sagesse, l’action sensée, dans ce siècle-ci, dans ce monde ci.

Et c’est peut-être là que se situe le cœur de l’enseignement de Jésus : Comment vivons-nous le temps présent ? Comme des insensés ou comme des hommes et des femmes pleins de bon sens ? 

Que fait le gérant ? Il diminue les dettes (verset 5). Par quel moyen ? En diminuant la somme dûe. Or, hier, comme aujourd’hui le remboursement d’une dette consiste à rembourser la somme empruntée plus les intérêts (par exemple quand nous achetons une maison, la mensualité que nous remboursons se compose de la somme empruntée, divisée par le nombre de mois que dure l’emprunt – 20 ans x 12 mois – ET le taux d’intérêt mensuel). Or, à l’époque le taux d’intérêt n’était pas établi par le maître, mais par le gérant (c’était son salaire) qui pouvait d’ailleurs être usurier. 

Si l’on revient à notre parabole, l’action sensée du gérant, réside dans la réduction de sa marge bénéficiaire pour maintenir le gain de son maître.

Bref, c’est peut-être cette manœuvre-là que le maître loue et prend en exemple.

Comment fais-tu, agis-tu pour maintenir l’intérêt de ton maître (et par conséquent ton intérêt aussi), pour ce monde ci et à fortiori pour le monde à venir (l’éternité ou le monde que tu veux léguer à tes enfants) ?

En voilà, une bonne dose de mal de tête et de réflexion pour chacun de nous. Ce faisant, nous rejoignons le sens d’une autre parabole financière, celle des talents : Saisir, comprendre ce que notre monde a le plus besoin et agir en fonction de ces besoins, c’est faire fructifier nos talents pour ce siècle-ci et pour le siècle à venir. Et risquer d’entendre notre Maître faire l’éloge de notre gestion.

Amen

Offrande :

Si nous sommes contraints en ce jour de rester éloignés de notre église, de notre bâtiment de communion spirituelle, il n’en reste pas moins que notre implication dans l’offrande reste plus que jamais primordiale pour soutenir nos actions, notre communauté, nos missions mais aussi nous permettre de couvrir les dépenses courantes quotidiennes. 

L’offrande est aussi est aussi une autre manière de dire merci au Seigneur. Elle nous permet aussi de communier avec nos frères et soeurs en rendant possible la vie de cette communauté.

Il est dit dans Corinthiens 2   « Que chacun donne comme il l’a décidé, non pas à regret ou par obligation car Dieu aime celui qui donne avec joie.

Que chacun donne s’il le peut, comme il l’a décidé dans son coeur.  Nous avons deux moyens disponibles pour notre offrande :

1 – Un ordre permanent ( plus simple pour notre trésorier )

2 – Un versement sur le compte de notre église  BE 32 0016 6002 9102 

Annonces : 

Prions les uns pour les autres et particulièrement pour tous ceux qui sont frappés par le deuil, la maladie, la tristesse et la solitude.

Bénédiction et envoi :

Chers frères et sœurs, nous sommes confrontés aujourd’hui dans cette crise sanitaire mondiale à ce que l’on appelle ( je le crois très sincèrement ) à une « nouvelle normalité » que nous devons dompter et intégrer au plus profond de nous. 

Il n’est plus possible pour nous de faire des projets à long terme tant pour notre vie sociale, professionnelle, notre santé que notre devenir. L’incertitude devient petit à petit pour nous une certitude, une nouvelle compagne, une nouvelle normalité. 

Nous comprenons que l’être humain n’est pas au sommet cette fameuse pyramide ethnocentrique que nous avons tous connu à l’école et qui nous donnait une fausse idée de toute puissance, une fausse idée d’être maitre de tout, de pouvoir tout dominer. 

Nous avons appris ces derniers mois que nous faisons partie d’un tout, d’une création globale, d’un monde interdépendant avec toutes les espèces vivantes et avec son environnement. La Covid 19 nous a rappelé brusquement cette vérité. 

En parallèle il existe une nécessité encore plus évidente : celle de nous élever au dessus de la toxicité ambiante, de nous confier à Dieu, de nous rapprocher de lui, de trouver en lui calme, bienveillance et paix et de mettre toute notre confiance en son plan du salut .  

On ne peut que spéculer sur ce à quoi l’avenir ressemblera. Par conséquent, et compte tenu de ces circonstances, prenons soin de notre santé mais aussi prenons soins les uns des autres, prenons de nos nouvelles, entourons nous d’amour et d’affection. 

Heureusement, nous savons que Dieu est fidèle et qu’il ne nous abandonnera et ne nous délaissera jamais. 

« Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité ; dans la détresse, mais non dans le désespoir ; persécutés, mais non abandonnés ; abattus, mais non perdus […]. C’est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et lors même que notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. » (2 Co 4.8-16).

Quoi qu’il arrive dans cette vie, nous avons l’espérance, la bienheureuse espérance, de la vie éternelle, où il n’y aura plus ni maladie, ni mort, ni agonie, « car les premières choses ont disparu » (Ap 21.4). 

Que la paix du Seigneur soit avec nous tous. Amen

daniel laenen

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