le dimanche de la réconciliation

Voici à nouveau un culte à distance. Cette version a été imprimée et distribuée par AnneLaurence, Débora, Frieda, Gabrielle, Liliane, Muriel, Sarah, Eric, Claude et Jean-Louis.
A nouveau, je profite de ces quelques lignes pour les remercier chaleureusement de leur
disponibilité, ainsi que Fanny, Frieda, Gabrielle, Nicole et Philippe Jacobs qui ont collaboré à
son élaboration. Si vous l’estimez judicieux, n’hésitez pas à le partager avec d’autres (dans le
respect des mesures sanitaires).
Ce dimanche est appelé le dimanche de la réconciliation. L’icône ci-dessous, représentant le
Père qui accueille son fils, nous invite à plonger notre regard dans celui de Dieu et à y puiser la
force de vivre cette réconciliation qui nous est proposée en Jésus-Christ.
Bon culte

Accueil : Bonjour à toutes et tous, et pour entrer dans ce temps de culte, je vous accueille au
Nom de notre Seigneur car Il nous invite à une rencontre profonde avec lui.
A VOUS TOUTES ET TOUS, GRACE ET PAIX DE LA PART DE DIEU NOTRE PÈRE ET DU SEIGNEUR
JESUS-CHRIST.
Lire : Luc 19, 1 à 10. . 10Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.
Entre Jésus et Zachée, c’est l’histoire d’une brève rencontre. Jésus reprendra sa route et de
Zachée par la suite, nous ne savons strictement rien.
Il y a d’abord ce que Zachée dit de lui-même : « Je donne aux pauvres la moitié de ce que je
gagne et si j’ai lésé quelqu’un, je lui rends le quadruple ». On interprète cette déclaration en
la mettant au futur. La rencontre avec Jésus entraînerait la conversion de Zachée et celle-ci se
traduirait en actes concrets, des fruits de repentance. Mais elle peut se comprendre au
présent. Zachée, homme généreux, pratique l’aumône qui, dans le judaïsme, est une œuvre
de miséricorde. C’est un homme, comme vous et moi. Son parcours professionnel est brillant.
Il est riche. Il est au faîte de la hiérarchie sociale. Mais voilà, s’il parle de la sorte, en mettant
en avant ses bonnes actions, c’est qu’il est tenu de se justifier.
Puis il y a ce que la foule dit de lui, ce qu’elle murmure : « C’est un pécheur ». Zachée est-il
une fripouille ? Peut-être le contact avec des païens le rend-il impur au regard de la loi ? Mais
l’essentiel est ailleurs. Il est sous le coup d’un jugement sans appel. La foule enferme Zachée
dans une catégorie dépréciative qui le met au ban de la société. Le jugement de la foule
l’exclut du groupe. Mais en fait, les accusateurs de cet homme projettent sur Zachée ce qu’ils
ont du mal à reconnaître en eux. Eux aussi sont travaillés par le mal. Ils ont eux aussi leur part
d’ombre, mais sans qu’ils soient capables de se l’avouer. En désignant Zachée comme un
pécheur, ils se rassurent à moindre frais. En jugeant, ils s’épargnent la question : moi-même
où en suis-je avec le mal ? Nous jugeons plus sévèrement les auteurs d’actions immorales si
nous sommes tentés de les commettre. C’est un pécheur. On comprend alors que Jésus
prenne la parole pour rétablir une vérité.
Très simplement Jésus déclare : « Lui aussi est un Fils d’Abraham ». Zachée n’est plus désigné
comme pécheur. Jésus le présente comme l’un de ceux, aussi nombreux que le sable du bord
de la mer, qui ont part à la bénédiction divine. Jésus signifie à Zachée qu’il a trouvé grâce aux


yeux de Dieu, qu’il est enfant donc héritier selon la promesse. Puisque Zachée, a été agréé par
Dieu, alors, le salut est venu pour sa maison.
Le salut se dit en termes de relation entre Dieu et l’homme. Ici la relation se joue d’abord dans
les regards. Zachée cherche à voir qui était Jésus. C’est pourquoi il monte sur un arbre pour
voir. Il est un peu spectateur, un peu voyeur, notre Zachée. L’idéal, c’est de voir sans être vu.
Mais Jésus lève les yeux vers Zachée et leurs regards se croisent. En prenant ainsi l’initiative,
Jésus s’invite dans l’espace de Zachée, la conversation va pouvoir s’engager. Le salut est alors
échange de paroles. Le salut, c’est ce désir de Dieu d’entrer en conversation avec l’homme,
en lui parlant comme on parle à un ami. C’est un régime d’intimité qui est inauguré de la sorte
entre le croyant et son Dieu.
Ensuite, de manière inattendue, le maître s’invite. « Descends vite, aujourd’hui, il me faut
demeurer chez toi. » Le salut s’épanouit en hospitalité. Car en fait, Jésus se met en position
de quémandeur. Celui qui est le donateur par excellence, se met en position de demander.
Telle est l’humilité de Dieu. Zachée se met en frais pour lui. C’est bien là le véritable
changement dans sa vie. Il saisit la proposition qu’il met en œuvre dans sa vie à l’invitation du
Christ. Ce pouvoir créatif de Jésus se retrouve dans cette phrase de Paul : « Si quelqu’un est
dans le Christ, il est une nouvelle créature ». Être dans le Christ, c’est être vivant, et accueillir
le Christ en nous. L’hospitalité désigne tout à la fois celui qui accueille et celui qui est accueilli,
et elle devient communion fraternelle. En ouvrant sa maison, Zachée, l’exclu, est arraché à
son isolement pour une vie nouvelle sous le signe de la fraternité.
Ce salut est aussi libération, Zachée est délivré de tout ce qui l’empêchait de vivre, sa solitude,
sa fortune, ses bonnes œuvres, et délivré du regard des autres. Il est rendu à lui-même,
disponible pour de nouvelles rencontres, et pour une vie nouvelle en Christ. D’où vient cette
joie ? De ce que Dieu est comme un visiteur qui passe dans nos vies. Il frappe à la porte de
notre cœur. Celui qui l’accueille fait l’expérience d’un dynamisme qui le porte et l’emporte. Il
est invité à vivre tout simplement dans la confiance.
D’après un texte de R. Cadoux.


PRIONS :
Oh notre Dieu notre Père, donne-nous la grâce pour ce jour, pas pour la vie, ni pour la semaine
prochaine, ni même pour demain. Juste pour aujourd’hui.
Guide nos pensées et bénis-les. Guide nos paroles et bénis-les. Guide nos travaux et bénis-les.
Guide nous et bénis nous, afin qu’aujourd’hui, juste aujourd’hui, nous puissions recevoir la
grâce qui accompagne Ta présence.
C’est au Nom de Jésus-Christ que nous Te prions. Amen
Introduction à la louange : Psaume 103, versets 1 à 13
Nous avons sous les yeux une magnifique illustration d’un psaume de confiance et de
douceur !
Relevons les qualificatifs relatifs au Seigneur, ils sont nombreux et doux :
Il pardonne, il guérit, il délivre, il couronne, il rassasie…
Il est miséricordieux, lent à la colère,
Il a compassion….
Si nous pouvions, nous-mêmes, faire un effort sur un quart de ce que le Seigneur nous offre à
volonté, la fraternité avancerait à grands pas avec nous.
Interrogeons-nous, pas pour ressasser nos faiblesses et nos erreurs, mais pour mesurer le
chemin à parcourir vers le Seigneur :
Est-ce que je pardonne vraiment, sans ajouter dans ma tête « je pardonne mais je n’oublie
pas » ?
Est-ce que je suis lent à la colère, pour laisser de la place à la réflexion, à la compréhension de
l’attitude de mon frère qui m’irrite ?
Est-ce que j’ai de la compassion pour mon frère perdu … ou plutôt de la pitié, car j’ai tendance
à me prévaloir d’une certaine supériorité morale sur celui que je découvre au fond du trou ?
Ou est-ce que je me mets à sa hauteur, quitte à m’accroupir ?
Quand je punis, un enfant, un élève… est-ce que j’écrase ou est-ce que j’éduque en aidant à
grandir ?


Quand je regarde une personne jugée au tribunal, est-ce que je l’aide à sortir de sa fosse ?
ou bien… est-ce que je vois juste le délit ou le crime qui l’a amenée là, devant ses juges ?
Seigneur, apprends-moi à être au service, dans un esprit de réconciliation, de justice et
d’amour.
Nous pouvons méditer tout en chantant la prière de François d’Assise :
Seigneur, fais de nous des ouvriers de paix
Paroles et musique : https://www.youtube.com/watch?v=8DzRPmVe7bw
Prions :
Ô notre Dieu,
Merci pour tout ce qu’il y a de bon dans notre vie,
Merci pour tout ce qu’il y a de bon en nous, merci pour l’immense source de résurrection
qu’est ta présence.
Tout cela nous donne soif de te présenter ce qui nous peine…..
Seigneur, nous pensons devant toi à tous ceux qui souffrent, quelle que soit l’origine de leur
souffrance, à ceux qui doivent reconstruire une nouvelle vie après une séparation, un deuil,
un échec, une maladie.
Nous pensons à ceux qui sont en soucis pour leur situation.
Aide-nous Seigneur, à avoir la parole et le geste juste.
Aide-nous à recevoir et à donner avec joie.
Nous pensons devant toi à ceux qui nous sont chers et à ceux que nous avons du mal à aimer,
nous te confions en particulier …..
Avec joie que nous donne ton Esprit, nous témoignerons de ton amour pour chaque homme,
chaque femme, ton enfant bien-aimé, à toi.
Notre Père qui es aux cieux…..

Lecture biblique et prédication : Michée 7 : 18-20

Cette œuvre du peintre anglais John Martin, date du 19ème siècle et est exposée au Tate
Gallery (une ancienne prison transformée en musée). Elle décrit une vision de la fin du monde
plus connue sous le titre Le Grand Jour de Sa colère et est inspirée de l’Apocalypse. Elle
représente la destruction du monde matériel par des cataclysmes naturels. Elle fait partie d’un
triptyque intitulé Le Jugement dernier.
L’être humain, étant un être religieux (et superstitieux), tente de donner un sens à ce qu’il ne
comprend pas et ne maîtrise pas, particulièrement les épreuves de la vie. C’est ainsi que la
peste au Moyen-Age a été considérée comme une punition divine, notamment parce que la
chrétienté avait laissé vivre parmi elle le peuple qui avait crucifié le Christ. Dieu abattait sa
colère sur le monde en envoyant la peste ! Certains voient également dans la pandémie du
Covid-19 un signe de la colère de Dieu.
D’autres accusaient le peuple juif d’avoir lui-même introduit et répandu la peste !

Deux théories qui se combinent bien en temps de crise : La colère de Dieu pour des péchés
réels ou supposés et la théorie du complot à partir de l’observation de certains indices (en
effet, lors de cette fameuse peste qui décima plus de la moitié de la population romaine par
exemple, très peu de juifs furent touchés par le fléau, laissant ainsi supposer que c’était eux
les auteurs de l’épidémie. Alors que tout simplement, les juifs ne connaissaient pas la
superstition des chats- de préférence noirs- maléfiques et possédaient des chats qui ont
nettoyé de leur environnement les rats porteurs de la peste).
Cependant, ce qui m’intéresse en plus de dénoncer cette peur archaïque de la vengeance de
Dieu ou des dieux et du complot, c’est cette Parole qui doit, pour chacun de nous, devenir une
Parole de Vie.
Michée, un prophète qui pour nous chrétiens annonce la venue de Jésus en tant que Messie,
annonce aussi des paroles qui nous libèrent de la peur de Dieu : Dieu ne veut pas écraser
l’humain pour son péché réel ou supposé, mais il veut écraser le péché de l’humain.
D’où la question fondamentale, qu’est-ce que le péché ?
En fonction des époques et des cultures, le péché peut revêtir différentes significations,
parfois très surprenantes : Par exemple, du temps de Jésus, la stérilité était considérée comme
un jugement de Dieu, la lèpre également, mais plus surprenant encore, également certaines
maladies comme la cécité (Jean 9 : 1-3). A contrario, le concubinage (Sarah donnant sa
servante à Abraham), la polygamie (Jacob marié à Léa et Rachel) et même la visite chez une
femme « aux mœurs légères » (Juda couchant avec une prostituée qui se révéla être sa bellefille) n’étaient pas systématiquement qualifiés de péchés.
Bref, nous pourrions passer un temps considérable à définir ce qui est péché et à oublier que
Michée annonce que l’action de Dieu consiste à nous montrer sa miséricorde, à accorder sa
fidélité et sa faveur. Voilà l’action concrète de Dieu en faveur de l’humain et en « souterrain »
à fouler aux pieds nos crimes et à jeter au fond de la mer tous nos péchés !
Cela me fait penser à ce magnifique chant d’Exo : Libres de nos chaînes, qui est une invitation
à marcher dans la grâce et dans la paix de Dieu.


Quant au péché, n’est-il pas foncièrement tout ce qui détruit en moi l’image et la
ressemblance à Dieu qui nous est accordée depuis la création ? Le péché, fondamental, c’est
donc tout ce qui détruit cette liberté et cette vie que Dieu a mis en moi. Amen
Cantique Libre de nos chaînes https://www.youtube.com/watch?v=hA5bhUHNn2Y
Offrande :
Voici venu le moment de l’offrande. L’offrande est une partie essentielle de culte parce que
rendre un culte à Dieu, ce n’est pas seulement prier, écouter ou communier, c’est aussi
s’engager, c’est aussi donner soi-même. La grâce, c’est aussi répondre à cette grâce. Donc, le
don est cette manière active avec laquelle nous participons au culte et avec laquelle nous
répondons à la grâce.
Vous trouverez ci-dessous toutes les modalités pour pouvoir effectuer votre don :

  1. un ordre permanent (ce qui est le plus simple pour notre trésorier.)
  2. Un versement sur le compte
  3. Prévoir une enveloppe dans laquelle vous mettez chaque semaine votre offrande afin que
    vous puissiez la déposer quand nous pourrons recommencer nos cultes.
    Pour rappel le numéro de compte est le suivant: Eglise protestante BE32 0016 6002 9102
    Envoi et bénédiction :
    Je vous propose un texte : envoi en forme d’horoscope
    Si vous êtes nés entre le 1er janvier et le «31 décembre, alors vous êtes nés sous le signe de la
    grâce de Dieu.
    VIE QUOTIDIENNE
    C’est vrai que tout a l’air compliqué, mais :
    « Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi
    vous le vêtirez.
    Cherchez d’abord le Royaume et la justice de Dieu, et tout cela vous sera donné par surcroît,
    ne vous inquiétez donc pas pour le lendemain ».
    AMOUR : « Rien ne peut vous séparer de l’Amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ ».

    VOYAGES
    Soyez ambitieux et confiants : « L’Eternel gardera ton départ et ton arrivée dès maintenant et
    à jamais ».
    METEO
    Vous connaitrez cette année des tempêtes intérieures et des moments de dépressions.
    La pluie comme la sécheresse seront certainement au rendez-vous :
    « Mais si vous construisez votre maison, votre vie, vos projets sur le roc, alors votre maison
    ne s’écroulera pas ».
    SANTE
    « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils Unique, pour que tout homme qui croit en
    lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle ».
    ARGENT
    L’agence de notation divine vous maintient son « triple AAA « malgré toutes vos angoisses,
    car « Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, par Jésus-Christ ».
    En attendant que Dieu vous bénisse et vous garde.
    Allez dans la paix de Dieu.
    Je propose ce cantique : Non jamais tout seul
    https://youtu.be/bE2KtDyqi_w
    Bonne semaine à vous tous et à bientôt.

daniel laenen

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