Seigneur, j’ai le temps…

Seigneur, j’ai le temps,

J’ai tout le temps à moi, tout le temps que Tu me donnes.

Les années de ma vie, les journées de mes années, les heures de mes journées.

Elles sont toutes à moi,

A moi de les remplir tranquillement, calmement. Mais de les remplir tout entières , jusqu’au bord.

Puis Te les offrir.

Et que de leur eau fade Tu fasses un vin généreux, comme jadis à Cana tu fis pour les noces humaines.

Je ne Te demande pas ce soir, Seigneur, le temps de faire ceci, et puis encore cela.

Je Te demande la grâce de faire consciencieusement dans le temps que Tu me donnes

ce que tu veux que je fasse.

A vos agendas!

Dimanche…

Vendredi…

La honte

Il m’est arrivé à la sortie d’un culte avec Sainte Cène, d’entendre quelqu’un parler de « tous ces bougnouls »….

J’ai été tellement sciée que je n’ai pas trouvé de mots justes pour rectifier, si possible, le tir à l’arme lourde auquel je venais d’assister.

Il faut dire haut et fort que la honte n’est pas du côté des « bougnouls », mais du côté de celui ou de celle qui profère de telles énormités. Non seulement c’est une énormité, mais c’est passible d’une amende pour racisme.

Je déclare maintenant que je suis « bougnoule » en solidarité avec tous les autres.

D’autre part, la Belgique a été bien contente de les avoir les « bougnouls » pour s’enrichir sur leurs dos pour les spolier de leurs terres, de leurs oeuvres d’art, de leur force de travail. Et les « bougnouls » de maintenant qui fuient leurs pays qui crèvent à cause du changement climatique provoqué par la surconsommation du Nord de la planète, entres autres, on voudrait les contenir dans ces pays, soit noyés, soit asséchés, en crachant ce mot qui salit la bouche de celui ou celle qui le prononce.

De plus, par intérêt politique, commercial, stratégique, les dirigeants de nos contrées nanties mettent la bouche en coeur, détournent pudiquement le regard, subissent des pertes soudaines de mémoire, sans avoir le courage d’exiger d’autres dirigeants locaux corrompus qu’ils se soucient de leurs populations plutôt que de s’emplir les poches.

Et, pour en rajouter une louche, comment refuser des « bougnouls » qui viendraient du Yemen, par exemple, quand la Wallonie vend des armes à tout casser à l’Arabie Saoudite qui écrabouille des tas de civils, femmes et enfants compris, entre autres pour des raisons religieuses et de supérmatie dans une région agitée. Du pain de notre région est gagné sur le corps de toutes ces victimes. Ce n’est qu’un exemple.

C’est qu’il y en a plein des « bougnouls », venant des quatre coins de la planète, fuyant la guerre, les persécutions, les injustices, la pauvreté. Je peux vous dresser une petite (?!) listes des pays où les droits humains servent de paillassons aux gouvernants, aux militaires, aux multinationales, aux religieux en tous genres.

Je vais vous dire une bonne chose : si nous n’y prenons garde, si nous ne nous mobilisons pas d’une manière énergique et urgente, et si nous votons mal lors de prochaines élections, c’est NOUS qui deviendrons les « bougnouls » d’idéologies racistes, d’extrême droite, de politiciens populistes et/ou richissimes maniant la politique à la kalachnikov, sans souci ni de la veuve, ni de l’orphelin, ni de l’étranger errant sur la terre, ni du pauvre, ni du handicapé social ou autre.

Ah oui, on aime les discours forts de certains politiciens. Ah oui, on veut rester entre soi : même couleur, même religion, même culture, même langue, même….

Cela me fait pleurer de rire ou plutôt de colère : qui peut dire qu’il est VRAIMENT originaire du petit bled ou du pays où il est né : il y a toujours eu des migrations et il y en aura toujours, quoi que l’on pense et que l’on fasse.

De plus, ironie du sort, la vie humaine a pris naissance en Afrique….Pas de chance, nous sommes tous issus de ce continent! Nous sommes tous des « bougnouls » par nos ancêtres. Cousins, mes amis de tous ces gens qui nous « envahissent », comme disent certains. Quand de la famille arrive, on l’accueille. Non?

Où en sont les chrétiens?

Si au moins on prenait au sérieux et on mettait en pratique les paroles du Seigneur à propos de l’étranger, de la veuve et de l’orphelin. Si au moins on pratiquait le partage. Si au moins on prenait ses responsabilités politiques, écologiques, économiques, sociales….

Si au moins on faisait les bons choix. Si au moins on vivait et assumait ses responsabilités en tant que chrétiens, sans honte de l’Evangile….

Si au moins on faisait confiance à notre Père à tous.

Yvette Vanescote

Repas « Boulettes frites »

Ce dimanche 17 mars, nous nous sommes rassemblés autour d’un repas au profit du voyage de nos ados en Sardaigne en juillet prochain.

Ils nous ont régalés avec un repas typique de la région : « boulettes frites ». Merci à eux pour leur dynamisme, leur bonne humeur et surtout leur organisation.

Diner boulettes frites!

Le dimanche 17 mars aura lieu, après le culte, un repas au profit du voyage de nos ados en Sardaigne en juillet prochain.

Au menu :

  • Apéritif
  • Boulettes sauce tomates ou sauce lapin (choix à préciser lors de la réservation) accompagnées de frites
  • Crèpe mikado (crèpe accompagnée d’une boule de glace vanille et d’un coulis de chocolat)

Ce repas est au prix de 10€.

Les inscriptions sont possibles jusqu’au dimanche 10, dernière limite! Toute inscription ne sera prise en compte qu’après paiement du repas. Merci de votre compréhension.

Soirée costumée chez nos ados

L’enfer et le paradis

Un saint homme tenait un jour une conversation avec Dieu. Il lui dit : 
– Seigneur, j’aimerais savoir comment est le paradis et comment est l’enfer.

Dieu conduisit le saint homme vers deux portes. Il ouvrit l’une des portes et lui permit de regarder à l’intérieur. Au milieu de la pièce, il y avait une immense table ronde. Au milieu de cette table, il y avait une grosse marmite contenant un ragoût à l’arôme délicieux. Le saint homme saliva d’envie. Les personnes assises autour de cette table étaient maigres, livides et malades. Elles avaient toutes l’air affamées. Elles tenaient des cuillères aux très longs manches, attachées à leurs bras. Toutes pouvaient atteindre le plat de ragoût et cueillir une cuillerée. Mais, comme le manche de la cuillère était plus long que leurs bras, elles ne pouvaient ramener les cuillères dans leur bouche. Le saint homme frissonna à la vue de leur misère et de leurs souffrances. Dieu dit : 
– Tu viens de voir l’enfer.

Dieu et le saint homme se dirigèrent vers la seconde porte. Dieu l’ouvrit. La scène était identique à la précédente. Il y avait la grande table ronde, la marmite de délicieux ragoût qui fit encore saliver le saint homme. Les personnes autour de la table étaient également équipées des cuillères aux longs manches. Cette fois, cependant, les gens étaient bien nourris, replets, souriants et se parlaient les uns aux autres en riant. Le saint homme dit à Dieu : 
– Je ne comprends pas ! 
– C’est simple, répondit Dieu. Ils ont appris à se nourrir les uns les autres tandis que les gloutons et les égoïstes ne pensent qu’à eux-mêmes.

La parabole des nombrils

Elle me tracasse, dit Dieu, cette manie qu’ils ont de se regarder le nombril au lieu de regarder les autres. Car j’ai fait les nombrils sans trop y prêter attention, un peu comme le tisserand qui arrive à la dernière maille et qui fait un noeud, comme ça, pour que ça tienne, à un endroit qui ne paraît pas trop… En fait, j’étais content d’avoir fini.


Oui, de toute ma création, dit Dieu, ce qui m’étonne le plus, c’est tout le temps qu’ils mettent, dès que ça va un peu mal, à se regarder le nombril au lieu de voir les difficultés des autres. Si c’était à recommencer, si je pouvais faire un rappel général, si ce n’était pas trop de remettre l’ouvrage sur le métier, je leur placerais le nombril en plein milieu du front.


Comme ça, dit Dieu, ils seraient bien obligés de regarder le nombril des autres !