Culte dimanche 22 novembre 2020

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Frères et sœurs, nous sommes arrivés à la fin de l’année liturgique. Dimanche prochain, nous entrerons dans la période de l’Avent.

Le thème de ce dimanche est tiré de Luc 12 : 35 « Tenez-vous prêts, avec la ceinture serrée autour de la taille et vos lampes allumées ».

Bienvenue pour notre culte à distance. Même si nous sommes loin physiquement, notre prière et notre volonté d’adorer et de servir le Seigneur nous rapprochent et nous unissent en un même corps, appelé Eglise.

Christ nous rassemble, Christ nous unis.

Que la grâce et la paix du Seigneur nous accompagne tout au long de notre culte.

Amen

Merci à Frieda, à Gabrielle, à Philippe Steinier pour leur participation au culte.

Prière :
Père, nous venons vers toi dans une commune recherche de ta présence. Que ce temple de culte qui nous est offert nous rapproche nos frères et sœurs en humanité.

Nous nous attendons à toi, nous espérons en toi, nous vivons avec, pour et par toi.

En Jésus nous te prions.

Amen

Cantique En Jésus seul (cliquez sur le lien ci-dessous et sur la touche ctrl)

Psaume 126

1 Cantique des degrés. Quand l’Éternel ramena les captifs de Sion, Nous étions comme ceux qui font un rêve.

2 Alors notre bouche était remplie de cris de joie, Et notre langue de chants d’allégresse ; Alors on disait parmi les nations : L’Éternel a fait pour eux de grandes choses ! 3 L’Éternel a fait pour nous de grandes choses ; Nous sommes dans la joie.

4 Éternel, ramène nos captifs, Comme des ruisseaux dans le midi ! 

5 Ceux qui sèment avec larmes moissonneront avec chants d’allégresse. 

6 Celui qui marche en pleurant, quand il porte la semence, Revient avec allégresse, quand il porte ses gerbes.

Méditons ce psaume :

Parfois, en peu de mots, on est relevé. Pas besoin de longs discours et de longues démonstrations.

Le psaume 126 fait partie de ces paroles qui nous tiennent debout, parfois dans les pleurs mais qui, avec cette main invisible posée délicatement sur notre tête que nous reconnaissons de suite, nous aident à continuer à marcher.

Parce que dès les temps anciens, ce psaume accompagnait les pèlerins qui marchaient vers Jérusalem (« cantique des degrés » ou cantique des « montées », verset 1).

C’est un chant pour se donner du courage, quand le dénivelé fatigue les corps car marcher depuis le Neguev et sa topographie variée  (= le midi désigne le Sud, verset 4) ou depuis la vallée du Jourdain (la plus basse du monde !), c’était affronter des centaines de mètres de dénivelé, sous la chaleur et avec la soif.

Mais parfois aussi, c’est l’esprit qui est fatigué et découragé, il pleure, il a peur, il pense que tout est perdu, il se souvient du temps de l’esclavage, pas si loin. Mais aux pires temps de sa vie, ses pleurs ne sont pas un obstacle pour conserver le jardin (verset 6) et à récolter des mois plus tard des gerbes en abondance.

Ce psaume rappelle les bienfaits du Seigneur : la délivrance d’Égypte (verset 1) et que même dans les pleurs, et même à partir des pleurs, de grandes choses nous arrivent (verset 5) : dans ce désert du Neguev au Sud du pays, peu d’eau et puis, d’un coup d’un seul, des pluies importantes font naître des torrents temporaires et bienvenus, la vie est possible ! L’aridité n’a qu’un temps avec le Seigneur. Car l’aridité, comme la pluie bienfaisante ont leur utilité. Parfois, la première nous paraît moins évidente.

Nous avons, nous aussi aujourd’hui, de nombreux sujets d’inquiétude, dans nos pays dits riches, mais si pauvres en confiance…

Seigneur, viens à mon secours !

Répétons comme ces pèlerins d’il y a deux mille ans, « le Seigneur m’a délivré du pays de servitude », oui il m’a conduit dans un pays où coulent le lait et le miel, il a pardonné mes errements, il a posé sa main sur ma tête. Dans sa main, je ne crains aucun mal.

Cantique Je lève mes yeux

UN MESSAGE INTEMPOREL : Esaïe 65 : 17-25

17 Car je vais créer de nouveaux cieux Et une nouvelle terre; On ne se rappellera plus les choses passées, Elles ne reviendront plus à l’esprit.

18 Réjouissez-vous plutôt et soyez à toujours dans l’allégresse, A cause de ce que je vais créer; Car je vais créer Jérusalem pour l’allégresse, Et son peuple pour la joie.

19 Je ferai de Jérusalem mon allégresse, Et de mon peuple ma joie; On n’y entendra plus Le bruit des pleurs et le bruit des cris.

20 Il n’y aura plus ni enfants ni vieillards Qui n’accomplissent leurs jours; Car celui qui mourra à cent ans sera jeune, Et le pécheur âgé de cent ans sera maudit.

21 Ils bâtiront des maisons et les habiteront; Ils planteront des vignes et en mangeront le fruit.

22 Ils ne bâtiront pas des maisons pour qu’un autre les habite, Ils ne planteront pas des vignes pour qu’un autre en mange le fruit; Car les jours de mon peuple seront comme les jours des arbres, Et mes élus jouiront de l’œuvre de leurs mains.

23 Ils ne travailleront pas en vain, Et ils n’auront pas des enfants pour les voir périr; Car ils formeront une race bénie de l’Éternel, Et leurs enfants seront avec eux.

24 Avant qu’ils m’invoquent, je répondrai; Avant qu’ils aient cessé de parler, j’exaucerai.

25 Le loup et l’agneau paîtront ensemble, Le lion, comme le bœuf, mangera de la paille, Et le serpent aura la poussière pour nourriture. Il ne se fera ni tort ni dommage Sur toute ma montagne sainte, Dit l’Éternel.

                                ————————-

Ce texte d’Esaïe représente l’exemple parfait de la pertinence du message inspiré de Dieu à travers les siècles. 

Il est toujours imprégné de cette même force qu’a pu ressentir le croyant voici plus de 2500 ans. 

Si l’on n’y prenait garde, on pourrait même croire qu’il s’agit d’un texte faisant partie de l’apocalypse écrit par Jean. 

Et pourtant, les prophètes de l’ancien testament ont délivré en leur temps un message d’espérance si fort qu’il résonne encore dans notre temps et dans notre cœur.

Retour dans le passé : Esaïe s’adresse ici à son peuple qui doit se reconstruire après un temps de grandes détresses et d’immenses douleurs.

Nous nous situons au 6ème siècle avant Jésus-Christ, au lendemain de l’exil à Babylone. Le roi de Babylone a vaincu Jérusalem. 

Un tiers des membres du peuple de Juda est alors forcé à l’exil, cet exil synonyme de déportation, d’exécutions, de torture, de dilution des repères spirituels avec la destruction du temple de Jérusalem. 

On peut dire ici, et sans nullement se tromper, que les Babyloniens ont anéanti tout espoir de lendemains joyeux et heureux pour le peuple élu. 

Mais, le temps passant, Cyrus, roi de Perse, va dominer à son tour le roi de Babylone, c’est à ce moment que le peuple de Juda va pouvoir enfin retourner dans son pays. 

C’est à ce moment précis que se situe ce passage des écritures. L’avenir s’ouvre à nouveau… 

Que cette phrase est douce à nos oreilles pour nous qui vivons en 2020 : l’avenir s’ouvre à nouveau…. 

Si l’on fait abstraction du contexte de l’antiquité, il est extraordinaire de se rendre compte comme ce texte de l’ancien testament fait écho à notre propre actualité si angoissante en nous parlant d’espoir et de joie à venir. 

Ce texte nous parle de façon intemporelle du projet et de la promesse de Dieu qui dépassent tout ce que nous pouvons attendre du monde présent : la joie des hommes et la joie de Dieu qui convergent jusqu’à se rencontrer dans une apothéose d’un bonheur partagé. 

Esaïe ne veut pas que nous considérions ces versets comme une utopie mais bien comme une promesse ferme et intangible ! 

Ces versets nous prouvent une chose : les écritures bibliques peuvent faire bien d’autres choses et avec bien plus de puissance que ne le peuvent nos écrits humains factuels. 

Ils nous permettent de voir au-delà de l’horizon des tristesses, des angoisses, de la perte d’êtres aimés et des impasses du quotidien. 

Ils permettent de bâtir une foi solide, de nous accrocher au « bastingage » du bateau et de lutter contre vents et marées, de ne pas rester enfermé dans l’angoisse, la douleur et la résignation. 

Voilà la force de l’écriture, une écriture biblique si chérie par les protestants qu’ils en ont exprimé la grandeur en gravant en lettres d’or : « sola scriptura » et l’on comprend ici pourquoi. 

Force est de constater que, tout comme pour nos ancêtres, la bible et l’écriture inspirée restent notre véritable roc, notre véritable rocher sur lequel nous pouvons bâtir tout notre espoir dans la magnifique promesse qui nous est faite…

C’est aussi sans aucun doute le moment d’éteindre notre tv, de nous éloigner de nos smartphones, des informations anxiogènes et de sortir notre bible (peut-être parfois un peu trop poussiéreuse) de la bibliothèque. 

Oui, 2020 ne sera peut-être pas l’année Covid comme beaucoup peuvent le croire mais peut-être l’année qui aura marqué l’approfondissement et la consolidation de notre lien spirituel avec notre Seigneur.  C’est ce que je nous souhaite de tout Cœur. 

Cantique Jésus est au milieu de nous

Lecture biblique : Apocalypse 21 : 1-7

01 Alors j’ai vu un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre s’en étaient allés et, de mer, il n’y en a plus.

02 Et la Ville sainte, la Jérusalem nouvelle, je l’ai vue qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu, prête pour les noces, comme une épouse parée pour son mari.

03 Et j’entendis une voix forte qui venait du Trône. Elle disait : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes ; il demeurera avec eux, et ils seront ses peuples, et lui-même, Dieu avec eux, sera leur Dieu.

04 Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur : ce qui était en premier s’en est allé. »

05 Alors celui qui siégeait sur le Trône déclara : « Voici que je fais toutes choses nouvelles. » Et il dit : « Écris, car ces paroles sont dignes de foi et vraies. »

06 Puis il me dit : « C’est fait. Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin. À celui qui a soif, moi, je donnerai l’eau de la source de vie, gratuitement.

07 Tel sera l’héritage du vainqueur ; je serai son Dieu, et lui sera mon fils.

Prédication : 

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Il y a 80 ans, on pouvait lire cette inscription sur les ceinturons des soldats allemands « Gott mit uns » avec au centre un aigle dont les pattes se terminaient par la croix gammée (par pudeur, j’ai pris une image sans l’insigne nazi). L’armée allemande semblait ainsi affirmer sa foi en un dieu qui soutenait leur vision funeste du monde et qui protégeait les propagateurs de mort.

Quelle période tragique pour le monde avec ses 50 à 85 millions de morts et bien plus de drames familiaux ! 

Quelle folie également de prétendre que Dieu est pour ce genre de luttes !

Ceux qui le pensent, quelle que soit leur religion, se trompent et confondent leur propre soif de pouvoir ou de vengeance avec la puissance et la justice de Dieu.

Heureusement, 20 ans après la guerre, nous trouvons cette même inscription sur des ceinturons avec au centre l’aigle impérial, mais sans insigne nazi. 

Est-ce pour autant moins tragique ? 

Certes, il n’y a plus trace de violence et de haine, mais il reste toutefois cette fausse opinion que dieu épargne ses adeptes de la souffrance et de la mort. 

La pandémie actuelle est là pour nous montrer que le chrétien n’est pas plus ni moins épargné par la souffrance et le deuil.

Et c’est bien de se souvenir de cette réalité en ce dernier dimanche du temps ordinaire : Tout être humain, y compris celui qui croit en Dieu est exposé à la souffrance et à la mort.

Le texte qui nous est proposé à notre méditation affirme également au verset 3 que Dieu est avec eux. 

Eux, sont décrits au verset comme des hommes et des femmes qui ont pleuré, qui sont morts ou qui ont vu leurs proches mourir, qui portent le deuil, qui crient leur chagrin, qui en souffrent. 

2020 est une étrange et triste année. La pandémie a fait des centaines de milliers de victimes, plongeant le monde dans une angoisse inconnue depuis plus d’un demi-siècle (en tout cas en Europe occidentale). Dans notre communauté, plusieurs familles ont pleuré la mort d’un de leur proche, d’autres ont été éprouvés par la maladie.

La Parole de Dieu vient nous rejoindre dans nos tristes circonstances pour nous montrer que la foi et l’espérance ne nous épargnent pas des épreuves.

La scène qui nous est dépeinte par Jean le visionnaire, nous montre un Dieu d’une infinie tendresse et délicatesse. Je l’imagine se penchant sur chacun de nous individuellement et avec un regard tendre et des gestes doux essuyant les larmes qui coulent sur nos joues. 

J’imagine Dieu nous prenant tendrement dans ses bras et disant à chacun personnellement « mon enfant » (verset 7).

En préparant ce message, je me surprends à fermer les yeux et à penser à tous ces êtres chers que j’ai perdus, à toutes ces souffrances qui m’ont atteintes, à tous ces échecs cuisants qui m’ont découragés. Et puis, j’ouvre les yeux et je constate que je suis le même homme qu’il y a quelques minutes, que je ne suis pas (encore) au ciel, que ce texte ne m’a pas consolé des absences qui habitent mon cœur… tout comme pour les premiers destinataires de l’Apocalypse. Ils étaient encore sur terre, avec leurs épreuves et leurs manques.

Qu’est-ce qui a (ou qu’est-ce qui peut) alors changé (er) en lisant ce texte ? 

J’ai cette conviction qu’en attendant ces nouveaux cieux et cette nouvelle terre, Dieu est avec moi, qu’il est l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin de ma vie, que dès ici-bas, ici et maintenant, il est là, au cœur même des circonstances que je vis. 

Au cœur même de mes désirs, de mes aspirations et de ma soif de bonheur. Et parce que j’ai soif de tous cela, je lui demande humblement de me donner à boire : « Oui, Seigneur, j’ai des désirs, j’ai des aspirations et j’ai soif d’être heureux ici-bas. Je te les exprime avec la certitude que tu m’entends et que tu m’accompagnes dès maintenant et pour toujours »

Amen

Prière : Flamme d’Espérance

Dieu de tous les humains, nous nous confions à Toi, dans un esprit de reconnaissance. 

Tu nous tires loin de nos hésitations.

Tu nous donnes de transmettre à d’autres une flamme d’espérance à travers nos vies. Amen

Offrande 

Si nous sommes contraints en ce jour de rester éloignés de notre église, de notre bâtiment de communion spirituelle, il n’en reste pas 

moins vrai que notre implication dans l’offrande reste plus que jamais primordiale pour soutenir nos actions, notre communauté, nos missions mais aussi nous permettre de couvrir les dépenses courantes quotidiennes. 

L’offrande est aussi est aussi une autre manière de dire merci au Seigneur. Elle nous permet aussi de communier avec nos frères et sœurs en rendant possible la vie de cette communauté.

Il est dit dans Corinthiens 2   « Que chacun donne comme il l’a décidé, non pas à regret ou par obligation car Dieu aime celui qui donne avec joie.

Que chacun donne s’il le peut, comme il l’a décidé dans son cœur.  Nous avons deux moyens disponibles pour notre offrande :

1 – Un ordre permanent (plus simple pour notre trésorier)

2 – Un versement sur le compte de notre église  BE 32 0016 6002 9102 

Intercession :

Père, nous te prions pour ceux qui sont tourmentés par la soif et la faim.
Ceux qui, dans leur souffrance, ont cessé d’espérer en toi.
Ceux qui, après de grandes joies, ont connus de dures séparations.

Ceux qui ne trouvent pas le repos après de longues nuits sans sommeil.

Ceux qui sont angoissés par le souci du lendemain.

Ceux qui n’ont personne pour les aider et demandent toujours en vain.

Ceux qui sont restés fidèles en ta présence, comme ceux qui se sont éclipsés dans l’indifférence.

Ceux qui, fatigués dans leur foi, oublient que l’évangile est lumière et joie.

C’est en Christ qui donne un sens à la vie que nous te prions.
 

Bénédiction : 

Ayons un cœur pour regarder, un regard pour comprendre, des mains ouvertes pour le pardon et parfois les bras croisés pour dire non. Mais surtout que chacun soit vraiment une personne habitée par une parole à semer, une vérité à partager,  un amour à communiquer, un désir insatiable de vivre et de bâtir avec Christ la maison de la fraternité. 

Le Seigneur de la paix vous donne lui-même la paix En tout temps et de toute manière. Le Seigneur soit avec vous tous. Amen 

Cantique Amazing grace

daniel laenen

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