Culte du 5 juillet 2020

Bienvenue à vous, qui que vous soyez, pour ce nouveau culte à distance. Nous
sommes réunis par notre volonté de nous mettre en présence de Dieu, et de nous mettre à
l’écoute de sa parole. La grâce et la paix vous sont données de la part de Dieu notre Père et de Jésus-Christ notre Seigneur.


Voici le temps de reposer nos vies dans la parole, de donner de l’espace à notre prière et
d’accueillir une présence qui nous bénit. Que la paix de Dieu soit avec vous tous ce matin et
qu’elle nous guide vers la joie qui est au-dessus de toute joie. Amen
Si vous demeurez dans ma parole, vous connaîtrez la vérité et la vérité vous libérera. Jn 8,31.
D’après un texte de H. Persoz
Il ne suffit pas d’écouter la parole de Jésus, il faut y demeurer, en faire son refuge, sa
protection contre les mauvaises influences ; bref l’habiter du matin jusqu’au soir. Demeurer
dans la parole de Jésus, c’est demeurer en Dieu. Parce que Dieu est Parole.
Mais, dans cette rencontre avec Jésus, de quelle libération s’agit-il ? Jésus le précise lui-même
: « celui qui commet le péché est esclave du péché». Il s’agit donc d’être libéré du péché. Ah,
le péché ! Il traverse toute la Bible et toute la religion chrétienne. Parce que l’humain est
toujours insatisfait de lui-même, il est devant une faillite morale, de lui-même, de son
entourage et aussi de l’humanité entière. Et ceci est une de ses principales angoisses. L’apôtre
Paul lui-même, avoue dans sa lettre aux Romains 8: «Vouloir le bien est à ma portée, mais non
pas l’accomplir, puisque le bien que je veux, je ne le fais pas et le mal que je ne veux pas, je le
fais.» Notre nature humaine est ainsi faite que nous ne parvenons pas à nous défaire de nos
prétentions, de nos égoïsmes, de nos orgueils. Comment en sortir ?
Ici Jésus donne sa solution : la libération passe par la pratique de sa parole. Cette parole qui
invite à table les pauvres, les estropiés, les boiteux, tous ceux qui ne peuvent rien rendre parce
qu’ils n’ont rien. Cette parole qui invite à aimer ses ennemis et à prier pour eux. Cette parole
qui nous dit : Gal.6.2, « Portez les fardeaux les uns des autres, ainsi vous accomplirez la loi du
Christ ». Servir comme celui qui doit servir et non pas qui doit être servi. Voilà la parole de


vérité qui nous libère de nos angoisses. Parce qu’elle nous fait sortir de nous-mêmes, et de
nos petits problèmes.
Le Deutéronome écrit : «Le Seigneur nous a ordonné de mettre en pratique toutes ces lois et
de craindre le Seigneur notre Dieu, pour que nous soyons heureux tous les jours». Autrement
dit, si le Seigneur prescrit ces lois, ce n’est pas pour son propre intérêt, mais pour le nôtre,
pour que nous soyons heureux ; le seul intérêt de Dieu, c’est le bonheur de l’humanité.
Jésus est bien dans cette continuité, mais sa loi est à la fois plus exigeante et moins tatillonne.
«Vous avez appris qu’il a été dit : tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Et moi je
vous dis aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent.» Mais aussi, «le Sabbat
a été fait pour l’homme et non l’homme pour le Sabbat.» Nous sommes libérés de nousmêmes si nous habitons cette parole de Dieu révélée à nouveau par Jésus, qui nous porte vers
les autres. Voilà la vérité. Comme le dit Jésus dans l’évangile de Jean : «si quelqu’un m’aime :
il observe ma parole». Aimer Jésus, c’est donc mettre en pratique sa parole.
Et voici la fin du Prologue : «Personne n’a jamais vu Dieu, le Fils unique, qui est dans le sein du
Père, nous l’a dévoilé.» Cette Parole, qui est venue jusqu’à nous, nous libère de nos
tourments, en nous poussant à regarder plutôt les tourments des autres qui sont autrement
plus graves que les nôtres. Amen
PRIONS : Seigneur ce matin encore nous venons nous abreuver à une source d’amour, celle
qui nous dit que nous sommes aimés de Toi. Viens rappeler à nos cœurs que nous sommes
acceptés pardonnés et aimés et permet que cet amour puisse grandir en nous et féconder
notre existence afin que nous soyons nous-mêmes sources d’amour.
Rends-nous entièrement présents à Ta parole, ouvre notre cœur pour qu’elle nous parle, nous
touche, nous émeuve et nous transforme. Nous nous attendons à Toi dans la paix et la
confiance et nous Te remettons nos frères et sœurs absents en ce jour, garde- les dans Ta
main.
C’est dans le nom de Jésus-Christ que nous Te prions. Amen


Cantique Entre tes mains (appuyer sur la touche ctrl et cliquer sur le lien ci-dessous)
https://www.youtube.com/watch?v=wx86uCrwmtw&list=RDbGD-zY1Z7vQ&index=9
Psaume 42 : 2,6
42 (1) Au chef des chantres. Cantique des fils de Koré. (2) Comme une biche soupire après
des courants d’eau, Ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu !
(3) Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant : Quand irai-je et paraîtrai-je devant la face de
Dieu ?
(4) Mes larmes sont ma nourriture jour et nuit, Pendant qu’on me dit sans cesse : Où est ton
Dieu ?
(5) Je me rappelle avec effusion de cœur Quand je marchais entouré de la foule, Et que je
m’avançais à sa tête vers la maison de Dieu, Au milieu des cris de joie et des actions de
grâces D’une multitude en fête.
(6) Pourquoi t’abats-tu, mon âme, et gémis-tu au dedans de moi ? Espère en Dieu, car je le
louerai encore ; Il est mon salut et mon Dieu.
(7) Mon âme est abattue au dedans de moi : Aussi c’est à toi que je pense, depuis le pays du
Jourdain, Depuis l’Hermon, depuis la montagne de Mitsear.
En fait le thème central du psaume est le désir de paraître devant Dieu en son Temple. Loin
du sanctuaire de Jérusalem et subissant des outrages de la part d’ennemis qui ne partagent
pas sa foi, le psalmiste souhaite retrouver l’ambiance festive des célébrations liturgiques. Son
Dieu est le Dieu vivant, non une idole inerte.
Ce Psaume nous retrace avec une grande vérité les combats qui se livrent souvent dans l’âme
des fidèles entre la foi et le découragement et il est très beau pour instruire et consoler ceux
qui passent par des épreuves spirituelles de ce genre. Il peut enfin servir à exprimer tant les
lamentations que les espérances du croyant.


Ce psaume renferme une prière dans laquelle le psalmiste exprime d’abord un profond
abattement, mais qui se termine par une parole d’espérance.
Existe-t-il une image plus forte que celle du verset 1er pour traduire les soupirs de l’âme
assoiffée de la présence de Dieu ? Puissions-nous ainsi rechercher cette présence chaque fois
qu’une faute a interrompu notre communion avec le Seigneur ! Et que chacun le connaisse
sous ce précieux nom personnel : le « Dieu de ma vie ». Il est Celui qui d’année en année veut
conduire ma vie, la remplir, comme l’objet précieux de mon cœur. « Où est ton Dieu ? »
demandent ironiquement les incrédules. Nous savons que notre Dieu est bien présent dans
les difficultés de notre vie mais aussi dans les bons moments !
Le psalmiste exhorte son âme à ne pas sombrer dans le découragement, mais à continuer
d’espérer en Dieu qui était son salut (c’est-à-dire, celui qui allait le délivrer) et son Dieu (c’està-dire, celui qu’il désirait continuer de servir et d’adorer / v. 6. Il est fréquent de lire dans les
psaumes un encouragement pour notre âme à louer Dieu et à continuer d’avoir confiance en
lui quoiqu’il arrive. L’Eternel est digne de notre louange. Alors louons-le encore de tout notre
cœur ce matin.
Pour conclure ce psaume je vous propose d’écouter ce chant Garde courage :
https://youtu.be/rgW5HZeCLOw?t=2
Chantons ou simplement écoutons ce merveilleux chant d’Exo « Descends sur nous »
https://youtu.be/57e3SyHZa1M?t=4
Et pour terminer ….Alléluia!
https://youtu.be/aRBhke6AZf8?t=1


Prédication : Romains 12 : 17-21
L’épître de Paul aux Romains, placée ainsi à la suite des quatre évangiles et du livre des Actes
des Apôtres, pourrait faire croire aux lecteurs du Nouveau Testament qu’elle les suit de façon
chronologique, alors qu’en réalité la 1ère lettre aux Thessaloniciens et l’épître aux Corinthiens
sont plus anciennes encore que l’écrit de Paul aux Romains.
Elle fut placée à cet endroit pour son importance à la fois quantitative (elle possède 16
chapitres, tout comme la 1ère lettre aux Corinthiens) et systématique. En effet, c’est dans cette
épître que Paul expose le plus longuement et le plus systématiquement sa vision de l’œuvre
salvatrice du Seigneur Jésus-Christ. Les 11 premiers chapitres sont consacrés à l’exposition de
sa vision de la foi chrétienne, ensuite viennent les exhortations qui en apparence se suivent
parfois sans lien les unes avec les autres. Pourtant, elles sont reliées entre-elles par le début
du chapitre 12 : 1 « Je vous exhorte donc, frères, par la tendresse de Dieu, à lui présenter votre
corps (votre personne tout entière) en sacrifice vivant, saint, capable de plaire à Dieu : c’est
là, pour vous, la juste manière de lui rendre un culte ». Le « donc » renvoie aux 11 premiers
chapitres qui exposent l’œuvre du Christ et signifie, si vous avez compris et adhéré à cette
œuvre du Christ, vous comprendrez aisément que la conséquence d’une vie qui s’ouvre au
Seigneur se voit et se vit de façon concrète et c’est la meilleure façon de rendre gloire au
Seigneur.
C’est ainsi que les versets de notre méditation ne sont pas à prendre comme des lois disant
ne fais pas ceci, ne fais pas cela, mais comme une suite logique de notre réponse donnée à
l’amour de Dieu pour nous : Un salut intérieur qui se voit au dehors !
Pour Paul, le témoignage parlé est une partie d’un tout qui comprend également le
témoignage concret dans une vie concrète. Il rejoint ainsi une autre grande figure du
christianisme primitif qui écrit « Mettez la Parole en pratique, ne vous contentez pas de
l’écouter : ce serait vous faire illusion. Car si quelqu’un écoute la Parole sans la mettre en
pratique, il est comparable à un homme qui observe dans un miroir son visage tel qu’il est, et
qui, aussitôt après, s’en va en oubliant comment il était » (Jacques 1 : 22-24) ou encore « Mes
frères, si quelqu’un prétend avoir la foi, sans la mettre en œuvre, à quoi cela sert-il ? »


(Jacques 2 : 14). Bref, Jacques et Paul sont sur la même longueur d’onde pour affirmer que la
foi se dit et se vit. Remarquons d’ailleurs que Jacques ne met pas en doute la foi, en tout cas
pas dans ces versets cités, mais notre utilité. A quoi je sers devant Dieu si mes actes envers
Lui et les autres, ne sont pas sanctifiés, transformés par ma relation avec Lui ?
De même dans ces versets que nous méditons, Paul passe du nous et vous collectifs au je et
tu personnels qui indiquent bien une vie, une décision et une action qui m’est personnelle,
même si d’autres ne le font pas. Il ne m’appartient donc pas de juger les autres ni de prétexter
que les autres agissent mal pour me détourner de mon engagement envers Dieu et les autres,
mais c’est de ma responsabilité de me demander comment mettre personnellement en
pratique les conséquences de ma confession de foi en un Dieu mort et ressuscité, vivant et
agissant par le Saint-Esprit qui nous a été donné.
Comment choisir personnellement, dans ma circonstance de vie de ne pas faire mal, de vivre
en paix avec les autres (si cela dépend de moi), de refuser de me venger personnellement,
mais de laisser le jugement à Dieu (et à la loi civile), de ne pas fermer mon cœur devant la
détresse de mon prochain, et d’être toujours vainqueur par le bien que je fais autour de moi ?
Certes, ce n’est pas un programme facile, certes, je dois me protéger du mal que d’autres
pourraient me faire, mais sans jamais utiliser les méthodes et les moyens qui m’ont fait du
mal.
Paul reste vague, il ne dit pas que faire dans telle ou telle circonstance précise, parce que ses
exhortations sont avant tout des principes, des clés de vie. Nous ne sommes pas des petits
chiens dressés et obéissants, mais des êtres humains avec un cœur (qui souffre parfois) et
avec un cerveau pour réfléchir et pour réaliser ce beau verset de Romains 12 : 1 « Je vous
exhorte donc, frères, par la tendresse de Dieu, à lui présenter votre corps (votre personne
tout entière), en sacrifice vivant, saint, capable de plaire à Dieu : c’est là, pour vous, la juste
manière de lui rendre un culte ». Amen


Dis-leur ce que le vent dit aux rochers…
Dis-leur ce que le vent dit aux rochers, ce que la mer dit aux montagnes.
Dis-leur qu’une immense bonté pénètre l’univers.
Dis-leur que Dieu n’est pas ce qu’ils croient : Qu’il est un vin que l’on boit, un festin
partagé où chacun donne et reçoit.
Dis-leur qu’il est le joueur de flûte dans la lumière de midi ;
Il s’approche et s’enfuit bondissant vers les sources.
Dis-leur que sa voix seule peut t’apprendre ton nom.
Dis-leur son visage d’innocence, son clair-obscur et son rire.
Dis-leur qu’il est : Ton espace et ta nuit, ta blessure et ta joie.
Mais dis-leur aussi : Qu’il n’est pas ce que tu dis et que tu ne sais rien de lui.
Prière :
Dieu de Jésus, nous voulons te remercier pour ce texte tiré de la Bible : il nous fait prendre
conscience combien nous sommes libres et responsables de nos choix.
Aide-nous à te reconnaître dans le visage de notre prochain. Aide-nous à mettre en pratique
ces conseils de Paul, mais nous avons besoin de ton souffle pour dépasser nos conflits.
Nous voulons te prier pour toutes les situations qui nous dépassent et pour lesquelles nous
avons besoin de ton aide : nous te nommons dans le secret de notre cœur les personnes que
nous ne pouvons aider, les situations pour lesquelles nous ne voyons pas de solutions, les pays
en souffrance … Dieu révélé par Jésus, donne-nous ta paix pour que nous puissions la
transmettre au monde !
Ensemble, nous voulons te prier « Notre Père… » (Laurence Gangloff, pasteure au Service de
la catéchèse de l’UEPAL)


Offrande : Voici venu le moment de l’offrande. L’offrande est une partie essentielle de culte parce que
rendre un culte à Dieu, ce n’est pas seulement prier, écouter ou communier, c’est aussi s’engager, c’est
aussi donner soi-même. La grâce, c’est aussi répondre à cette grâce. Donc, le don est cette manière
active avec laquelle nous participons au culte et avec laquelle nous répondons à la grâce. Vous
trouverez ci-dessous toutes les modalités pour pouvoir effectuer votre don :

  1. un ordre permanent (ce qui est le plus simple pour notre trésorier.)
  2. Un versement sur le compte
  3. Prévoir une enveloppe dans laquelle vous mettez chaque semaine votre offrande afin que vous
    puissiez la déposer quand nous pourrons recommencer nos cultes.
    Pour rappel le numéro de compte est le suivant : Eglise protestante BE32 0016 6002 9102
    Le mot du trésorier : offrande pour le mois de juin : 2585€
    Dépenses pour le mois de juin : 2651,63€
    Résultat : – 66,63€
    Exhortation d’envoi : Recommence
    Recommence même si cela te coûte, même s’il faut en payer le prix, même si tu sens la peur
    au plus profond de toi.
    Recommence même si une illusion s’éteint, même si tes engagements sont difficiles à tenir,
    même si on ignore tes efforts.
    Recommence pour donner le meilleur de toi-même avec enthousiasme et confiance, comme
    si tu ressuscitais chaque matin.

  4. Recommence pour rire et offrir du soleil par tous les temps, avec joie et avec amour, comme
    s’il y avait toujours de quoi se réjouir.
    Recommence pour transformer l’existence avec l’espoir du dialogue pour jeter des ponts
    par- dessus les séparations comme l’Evangile nous y presse.
    Recommence pour Dieu, avec Dieu, comme Dieu. Amen
    Bénédiction : Que le SEIGNEUR te bénisse et te garde ! Qu’Il fasse briller sa face sur toi et
    t’accorde sa grâce ! Que le SEIGNEUR lève sa face vers toi et te donne la paix ! Amen
    Viens mon âme te réclame
    https://www.youtube.com/watch?v=rYf-0B5UBwo&list=RDrYf0B5UBwo&start_radio=1&t=0

daniel laenen

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