Dimanche 20 septembre 2020

Dimanche 20 septembre 2020

Frères et sœurs, les semaines se succèdent et se ressemblent sur beaucoup de points. 

Du lundi au vendredi : Ecole ou travail.

Le week-end, courses, sports ou détente.

Le dimanche : Culte au temple ou à distance.

Et puis à nouveau : Du lundi au vendredi…

Y a t-il quelque chose de nouveau sous les cieux ? c’est la question que se pose le pessimiste ecclésiaste (Ecclésiaste 1 : 10)

Oui, il y a du nouveau : Il y a Dieu qui frappe à la porte de nos vies et qui demande qu’on lui ouvre (Apocalypse 3 : 20)

Le culte peut alors devenir ce temps de l’écoute et de l’accueil de la Parole de Dieu, de la consolation et du ressourcement.

Que l’Esprit du Seigneur nous visite et nous parle ce matin.

Amen

Cantique c’est auprès de Dieu 

(Cliquer sur le lien + appuyer sur la touche cttrl)

Introduction : Depuis des mois, nous vivons sous la menace du covid-19, oubliant que d’autres dangers nous guettent, comme par exemple le réchauffement de notre planète.

Dimanche dernier était consacré à la sauvegarde de la création que Dieu nous a confiée. Cependant, parce que nous avons eu le privilège de vivre le baptême de Raphaël, nous consacrons ce culte du 20 septembre au thème de la sauvegarde de la création.

Prière : Seigneur notre Dieu et Père en Jésus-Christ, tu éclaires nos vies et tu l’animes de ton Esprit.

Reçois notre culte comme l’adoration et la reconnaissance pour la grâce de ton fils Jésus qui donne un sens d’éternité à notre vie. Amen

Lecture du psaume 63 : 1-9 Psaume de David, lorsqu’il était dans le désert.

Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube : mon âme a soif de toi ; après toi languit ma chair, terre aride, altérée, sans eau.

Je t’ai contemplé au sanctuaire, j’ai vu ta force et ta gloire.

Ton amour vaut mieux que la vie : tu seras la louange de mes lèvres !

Toute ma vie je vais te bénir, lever les mains en invoquant ton nom.

Comme par un festin je serai rassasié ; la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.

Dans la nuit, je me souviens de toi et je reste des heures à te parler.

Oui, tu es venu à mon secours : je crie de joie à l’ombre de tes ailes.

Mon âme s’attache à toi, ta main droite me soutient.

Ce psaume commence par décrire la souffrance physique de David, tiraillé par la soif. Et, très vite, il va associer cette soif physique à la soif de communion avec Dieu, établissant ainsi un lien entre le physique, le matériel et le spirituel. Ce matin, le texte de notre méditation va aussi créer un lien entre la création et notre état spirituel. 

Chant J’ai soif de ta présence (Héritage)

Lecture biblique : Genèse 2 : 4-25

04Telle fut l’origine du ciel et de la terre lorsqu’ils furent créés. Lorsque le Seigneur Dieu fit la terre et le ciel, aucun buisson n’était encore sur la terre, aucune herbe n’avait poussé, parce que le Seigneur Dieu n’avait pas encore fait pleuvoir sur la terre, et il n’y avait pas d’homme pour travailler le sol.

06 Mais une source montait de la terre et irriguait toute la surface du sol.

07 Alors le Seigneur Dieu modela l’homme avec la poussière tirée du sol ; il insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant.

08 Le Seigneur Dieu planta un jardin en Éden, à l’orient, et y plaça l’homme qu’il avait modelé.

09 Le Seigneur Dieu fit pousser du sol toutes sortes d’arbres à l’aspect désirable et aux fruits savoureux ; il y avait aussi l’arbre de vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.

10 Un fleuve sortait d’Éden pour irriguer le jardin ; puis il se divisait en quatre bras : le premier s’appelle le Pishone, il contourne tout le pays de Havila où l’on trouve de l’or – et l’or de ce pays est bon – ainsi que de l’ambre jaune et de la cornaline ; le deuxième fleuve s’appelle le Guihone, il contourne tout le pays de Koush ; le troisième fleuve s’appelle le Tigre, il coule à l’est d’Assour ; le quatrième fleuve est l’Euphrate.

15 Le Seigneur Dieu prit l’homme et le conduisit dans le jardin d’Éden pour qu’il le travaille et le garde.

16 Le Seigneur Dieu donna à l’homme cet ordre : « Tu peux manger les fruits de tous les arbres du jardin ; mais l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas ; car, le jour où tu en mangeras, tu mourras. »

18 Le Seigneur Dieu dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Je vais lui faire une aide qui lui correspondra. »

19 Avec de la terre, le Seigneur Dieu modela toutes les bêtes des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les amena vers l’homme pour voir quels noms il leur donnerait. C’étaient des êtres vivants, et l’homme donna un nom à chacun.

20 L’homme donna donc leurs noms à tous les animaux, aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes des champs. Mais il ne trouva aucune aide qui lui corresponde.

21 Alors le Seigneur Dieu fit tomber sur lui un sommeil mystérieux, et l’homme s’endormit. Le Seigneur Dieu prit une de ses côtes, puis il referma la chair à sa place.

22 Avec la côte qu’il avait prise à l’homme, il façonna une femme et il l’amena vers l’homme.

23 L’homme dit alors : « Cette fois-ci, voilà l’os de mes os et la chair de ma chair ! On l’appellera femme – Ishsha –, elle qui fut tirée de l’homme – Ish. »

24 À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un.

25 Tous les deux, l’homme et sa femme, étaient nus, et ils n’en éprouvaient aucune honte l’un devant l’autre.

Prédication :

Ce texte est tellement connu qu’à la longue, nous avons tendance à nous dire « je connais l’histoire » sans même le lire. Et de fil en aiguille, nous risquons de ne retenir de ce chapitre deux, d’une part l’interdit de manger de l’arbre de la connaissance du bien et du mal et d’autre part que Adam a été formé à partir de la terre et qu’Eve est sortie de la côte d’Adam.

Or ce texte est dense et interpellant pour aujourd’hui. Je vais essayer de vous le prouver. Mais, je vais commencer par un détour : Par la mythologie. Un paradis terrestre existe dans d’autres récits que la Bible, un déluge aussi, un personnage comme Noé aussi, un serpent aussi et encore bien d’autres choses. A ces points communs, les autres récits ajoutent la présence de divinités, de plusieurs dieux, alors que notre récit ne parle que d’un seul Dieu.

En ce qui concerne le paradis terrestre, les autres récits racontent que les dieux, après avoir créé la terre, veulent se reposer et créent les êtres humains pour travailler à leur place, pendant qu’ils se reposent. Des sortes d’esclaves avant la lettre. Par la suite, les humains prennent de plus en plus d’indépendance par rapport aux dieux et les dieux décident de provoquer le déluge qui fera disparaître toute vie humaine. Sauf qu’ils n’ont pas réalisé qu’ils n’auront plus de main d’œuvre pour entretenir la terre.

Que dit notre récit ? « Voici les origines des cieux et de la terre. Or, le mot origine ne veut pas seulement dire début ou naissance ou genèse, mais aussi but. Dieu donne donc un sens, un but à la création. Elle est importante à ses yeux et en créant l’être humain, il désire que les êtres humains prennent soin de la nature : En demandant de le cultiver et de le garder, Dieu nous confie une responsabilité énorme qu’il ne faut pas négliger. C’est comme si Il nous disait : Profitez de tous les bienfaits que vous offrent la nature, mais prenez en soin en même temps. N’épuisez pas toutes ses ressources, ne la saccagez. Votre avenir est lié à votre comportement envers la création. Profitez donc de votre environnement, mais comportez-vous en êtres responsables.

De plus le langage qui est utilisé pour raconter la création d’Adam et Eve sortant de la côte d’Adam est le même langage qui est utilisé pour la construction d’un temple. Le mot côté, côte et pilier sont parfois synonyme. Ainsi, l’image de la création d’Adam et Eve est une image qui rappelle que nous avons été créé pour honorer, célébrer Dieu. Lisant le texte biblique de cette façon, l’origine et le sens de la création de la nature et de l’être humain, c’est une liberté que Dieu donne aux êtres humains de cultiver et de garder la terre pour leur plaisir et pour le bien de toute la création. Cette liberté est un privilège en même temps une responsabilité, envers la nature elle-même, envers Dieu et envers nous-mêmes, notre prochain et les générations qui suivent.

A la différence des animaux, nous avons ce merveilleux et en même temps terrible privilège de savoir que nos actes préserverons la nature ou la détruirons. Et si dans une certaine mesure l’interdit de consommer du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, n’était pas à comprendre comme une barrière ou un interdit à ne pas faire n’importe quoi avec la nature, sinon, nous mourrons ?

C’est ainsi qu’à partir d’un texte des origines de la vie, la Genèse nous parle encore aujourd’hui non seulement de notre création, mais de notre responsabilité dans cette création. Finalement, n’est-ce pas un peu triste qu’à côté des scientifiques, les écolos ou de jeunes gens tirent la sonnette d’alarme et que parfois, nous en tant que lecteurs de la Bible nous soyons absents ? Malheureusement, dans certains pays, l’aile droite chrétienne, celle qui revendique la fidélité aux Saintes Ecritures, cette aile droite chrétienne élit, soutient et encourage des hommes politiques qui ne se soucient guère de l’environnement et qui considèrent qu’il faut profiter de ce que la nature nous donne (encore et pour combien de temps ?), sans se soucier de ce qui se passera dans quelques années. Dans la mythologie, les dieux décidèrent de se passer de la race humaine et provoquèrent le déluge. Aujourd’hui, l’être humain n’a plus besoin de dieux (ou diable) pour détruire la création de Dieu. L’homme dans sa folie s’en est chargé tout seul. Y aura t-il un sursaut spirituel du milliard de chrétiens que nous sommes de part le monde. Y aura-t-il un sursaut pour que, un tant soit peu, selon nos possibilités, nous puissions léguer à nos enfants une terre habitable ? La parabole des talents, nous invite à utiliser nos talents selon nos capacités. Chacun à son niveau peut contribuer à la sauvegarde de la création que Dieu nous a confié.  

Amen

Prière : 

Seigneur, nous appartenons au monde que tu as créé. Un monde si beau et en même temps tellement fragile. 

Ouvre nos cœurs pour que nous assurions sa sauvegarde et soyons nous-mêmes préservés. 

Ouvre nos yeux pour que nous la protégions et que nous soyons protégés. 

Donne-nous l’amour pour que nous l’aimions et soyons aimés. 

Remplis-nous du désir d’être réconciliés avec ta création toute entière. 

De même Seigneur, nous appartenons au monde des vivants, nous nous appartenons les uns aux autres. 

Aide-nous à nous voir l’un l’autre comme tu nous vois. 

Aide-nous à faire bon accueil à l’étranger, aujourd’hui réfugié politique ou économique, demain réfugié climatique, qui devra fuir les conséquences écologiques du dérèglement du climat. 

Seigneur, tu nous as créés à ton image. 

Nous te présentons ce monde, pour que jamais nous n’ayons l’illusion qu’il nous appartient. 

Notre grande richesse, c’est Jésus-Christ que tu nous as envoyé avec son message d’amour et de pardon. 

Nous te présentons ce monde, pour qu’il ne se laisse plus illusionner par les fausses richesses  avec leur message de domination + Le Notre Père…

Bénédiction : Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu le Père, et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous.

Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Qu’il fasse rayonner sur toi son visage, et t’accorde sa  grâce! Qu’il porte sur toi son regard  et te donne la paix!

Cantique final Que la grâce de Dieu

daniel laenen

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